‹ PoésieChapitre 160 sur 274 · Citrons, olives, pour citronniers, oliviers · texte numérisé non relu

Citrons, olives, pour citronniers, oliviers

ai. Leurs ombres. Cf. v. 5o : leur image sombre. — Fugitives. Elles vont et viennent, selon l'heure du jour cl 1 eUl du ciel.

MILI.Y OU LA TIIRP.E NATALE liH

Presser et relàclicr dans l'azur de ses plis

De leurs caps dentelés les contours assouplis,

S'étendre dans le golfe en nappes de lunTu'ic,

Blanchir l'écueil iuniant de gerbi-s de poussière, 3..

Porter dans le lointain d'un occident vernicil

Des îles qui semblaient le lit d'or du soleil,

Ou, s'ouvrant devant moi sans rideau, sans limilc.

Me montrer l'inlini que le mystère habite;

J'ai vu ces fiers sommets, pyramides des airs, S5

Où l'été repliait le manteau des hivers,

Juscju'au sein des vallons descendant par étages.

Entrecouper leurs flancs de hameaux et d'ombrages,

De pics et de rochers ici se hérisser,

En pentes de gazon plus loin fuir et glisser, (,'<

Lancer en arcs fumants, avec un bruit de foudre,

Leurs torrents en écume et leurs fleuves en poudre,

Sur leurs flancs éclairés, obscurcis tour à tour.

Former des vagues d'ombre et des îles de jour,

Creuser de frais vallons que la pensée adore, 65

Fiemonter, redescendre, et remonter encore.

Puis des derniers degrés de leurs vastes remparts,

A travers les sapins et les chênes épars,

Dans le miroir des lacs qui dorment sous leur ombre

Jeter leurs reflets verts ou leur image sombre, 5o

Et sur le tiède azur de ces limpides eaux

Faire onduler leur neige et flotter leurs coteaux ;

J'ai visité ces bords et ce divin asile

Qu'a choisis pour dormir l'ombre du doux Virgile,

28. Leurs se rapporte aux mers (v. 35). — Assoaplis, pour souples mous. V. XIV, 68 (note).

3o. Poussière (d'eau). L'écume rejaillit en poussière sur les écueils.

33. Sans rideau ne s'accorde guère avec /'o:i(/u/«us« ceinture des /lois (\ . aO) ; mais lo poète et, avec lui, le lecteur ont perdu de vue la première ima-'e.

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