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Que la pensée adore : chers aux penseurs, aux rêveurs

A7. Derniers. Les plus bas (cf. v. 3- : descendant par étages).

53. Ces bords. Naples et la Campanie ; cf. XIX, li et la note. Pour

le tombeau de Virgile, v. XIX, 3i (note). C'est sur le désir du poète que ses restas furent déposés en cet endroit.

130 HARMONIES POCTIOUI-S ET RF.LIGIEUSES

Ces champs que la Sibylle à ses yeux cl('rouIa, ï.5

Kl Cuinc, et L'Elysée : et mon cœur n'est pas là!...

Mais il est sur la terre une mont?c:ne aridt^

(^ui ne porte en ses flancs ni bois ni flot limpide,

Dont par l'elTort des ans l'huinble sommet miné,

Et sous son propre poids jour par jour incliné, C...

Dépouillé de son sol fuyant dans les ravines.

Garde à peine un buis sec qui montre ses racines.

Et se couvre partout de rocs prêts à crouler

Que sous son pied léger le chevreau fait rouler.

Ces débris par leur chute ont formé d'âge en âge 6J

Un coteau qui décroît et, d'étage en étage.

Porte, à l'abri des murs dont ils sont élayés,

Quelcpies avares champs de nos sueurs payés.

Quelques ceps dont les bras, cherchant en vain l'érable,

Serpentent sur la terre ou rampent sur le sable, 7»

Quelques buissons de ronce, où l'enfant des hameaux

Cueille un fruit oublié qu'il dispute aux oiseaux,

Où la maigre brebis* des chaumi('res voisines

Broute en laissant sa laine en tribut aux épines :

Lieux que ni le doux bruit des eaux pendant l'été, 75

Ni le frémissement du feuillage agité.

Ni l'hymne aérien du rossignol qui veille,

Ne rappellent au cœur, n'enchantent pour l'oreille,

55. La Sibylle. Prophétesse légendaire qui habitait une grotte dans les environs de Cumcs etqu'Énce va consulter au VI« livre de VËnéide.

56. Cume (pour Cuiiies). Ville de Campanie, au foinniet d'une inonlajine dominant la mer Tyrrhénicnne. — L'Elysée. V. X.1X, 27 et la note.

57. Une montagne aride. Cf. Confidences, IV, iv ; a Des montagnes nues et sans culture étendent en pentes rapides et rocailleuses des pelouses grises, où l'on distinijue comme des points blancs de rares troupeaux. Toutes ces montagnes sont couronnées de quelques masses de rochers qui sortent de terre, el dont les dents usées par le temps et les vents présentent à l'œil le» formes et les déchirures de vieux châteaux dém.inlelcs. »

61. fuyant. Par suite des ébouleraents. 6ï. A peine : avec peine.

G3. liocs : débris de rocs, cailloux.

G7. //î. Les ciiamps.

C9. Cherchant en vain l'érable. Allusion h l'usage, praliqui dan» certaines contrées, de « marier n la vigne ."» ililTérenLs arbres.

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