‹ PoésieChapitre 232 sur 274 · Leurs. Syllcpse · texte numérisé non relu

Leurs. Syllcpse

57. Phayr. Patriarche et chef de la tribu, grand-pore de Daïdha.

59. Avaient changé leurs noms de femmes. Ellipse hardie : avaient changé de noms en devenant femmes

6t. Le sien : son al>rl.

LA Ttlintl NOMADE 2U

Une femme disait à l'àmc de son père : 75

« 0 pore ! l'eau des yeux coulc-t-cUc sous terre?

Est-elle donc là-bas amère autant qu'ici ?

Combien j'en ai verso si loin ! Mais me voici.

Que de rameaux des bois sont tombés dans les ondes !

Que d'esprits sont allés visiter d'autres mondes I 80

Ce qui s'est fait depuis que tu n'es remonté,

Ceux qui sont descendus te Font-ils raconté?

Les flèches des géants ont sifllé sur nos tètes ;

Nous avons habite sur le mont des tempêtes ;

Selma dans ces combats a perdu son époux. 85

Un homme sans parole est venu parmi nous,

Les chasseurs sous sa main se renversent et meurent ;

Les fdles de Phayr le regardent et pleurent.

De leurs dons les plus cliers nos dieux nous ont bénis.

Nous revenons des bois les mains pleines de nids. 90

Léa, ton doux regard et ta petite-fille,

Les chasseurs l'ont ravie enfant à sa famille.

Longtemps au fond des bois on l'entendit crier ;

Ses cheveux n'ont servi, père, qu'à la lier !

Et moi j'ai mis au monde un fils et sa jumelle : . 95

Leurs blanches dents déjà me mordent la mamelle.

Dans les yeux de l'enfant aussi noirs que la nuit,

Mon souvenir croit voir ton amour qui me suit !

Regarde, il est couché près de moi sur lafcuille,

Arrachant de ses doigts ton herbe qu'il efleuille ; 100

Il essuie étonné ma joue avec sa main ;

Nomme-le par son nom, pou^ qu'il vienne demain. »

Non loin de là, pressant un tertre de pelouse,

A l'ombre de sa fille ainsi parlait l'épouse :

a Adda, fleur de mon sein, larme du cœur, c'est moi I "io5

Les hommes de dessous furent jaloux de toi,

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