Multipliés: fécondés
182. D'épis : des épis. V. XXXII, ^4 (note). i4i. Elle s'arrêtera de produire de la vie.
tAUASnXE. POtSlR. Ai
La dernière parcelle en son sein enfouie Doit produire à son tour la pensée et la vie, Afin que chaque atonie et que chaque élément Deviennent à leur tour pensée et sentiment, Et, s'élevant à Dieu du néant jusqu'à l'ange, En adoration transforment cette fange.
« Chaque fois qu'à la vie un homme arrivera,
Sur les coteaux sans maître on lui mesurera i5o
Un pan du grand manteau de la mère commune ;
Sa femme aura sa part, et deux ne feront qu'une:
Et quand de leurs amours d'autres hommes naîtront,
Pour leur nouvelle faim ces champs s'élargiront,
Et vous leur donnerez à tous, un an d'avance, i55
La moisson, le troupeau, la bêche et la semence.
« Vous ne bâtirez point de villes dans vos plaines,
Ruches de nations, fourmilières humaines,
Où les hommes, du ciel perdant l'impression,
S'agitent dans le trouble et la corruption ; i6o
Mais vous élèverez vos maisons ou vos tentes
Au milieu de vos champs, et des autres distantes,
Pour qu'au lit du vallon, au revers du coteau,
Chacun ait son soleil, et son arbre et son eau,
Que vos corps trop voisins ne se fassent pas ombre, iC5
Que vous multipliiez sans haïr votre nombre,
Et que, sur votre tète, un grand morceau des cieux
Des merveilles du ciel entretienne vos yeux !
« Ton sens contemplateur, ô sainte créature, Doit se mêler sans cesse à toute la nature ;