Comme Satan. Elliptique: comme l'a-il de Satan
ïâ-sG. Dieu, adieu. La rime du sim|>lc et du composé est fréquente chez Lamartine. Cf. IV, 27-28: enfin, fin ; 57-38: ahuse, use ; V, 5o-52 : toujours, jours; IX., y5-jl) : parfaits, faits; XIII, 21-22 : inonde, onde; XXVI, 27- 2Î< ; rompus, interrompus, etc.
3o. L hymne de ijloire. V.(. dans Manjrcd, acte II, scène iv, l'hymne qun Ir-s Esprits chantent à Arimanes, a.?sis sur le globe do feu qui lui sert de trono.
LIIOMME 7
Mais que sert de luller conlrc sa destinée?
Que peut contre le sort la raison mutinée?
Elle n'a, comme l'œil, qu'un étroit horizon.
Ne porte pas plus loin les yeux ni ta raison :
I4ors de là tout nous fuit, tout s'éleint, tout s'e(Tnce ; ■'
Dans ce cercle borné Dieu l'a marqué ta place :
Comment? pourquoi? qui sait? De ses puissantes mains
11 a laissé tomber le monde et les humains,
Comme il a dans nos champs répandu la poussière,
Ou semé dans les airs la nuit et la lumière ; io
11 le sait, il sufllt : l'univers est à lui, '
Et nous n'avons à nous que le jour d'aujourd'hui !
Notre crime est d'être homme et de vouloir coimaîlre :
Ignorer et servir : c est la loi de notre être.
Bvron, ce mot est dur : longtemps j'en ai douté ; iâ
Mais pourquoi reculer devant la vérité?
Ton titre devant Dieu, c'est d'être son ouvrage,
De sentir, d'adorer ton divin esclavage ;
Dans l'ordre universel faible atome emporté,
D'unir à ses desseins ta libre volonté, 5o
D'avoir été conçu par son intelligence,
De le glorifier par ta seule existence :
Voilà, voilà ton sort. Ah ! loin de l'accuser.
Baise plutôt le joug que tu voudrais briser ;
Descends du rang des dieux qu'usurpait ton audace ; S')
Tout est bien, tout est bon, tout est grand à sa place ;
3j. Le fil de la pensée se perd un peu. Après le vers 3o, Lamartine avail primitivement introduit une énergique apostrophe à Byron :
Gloire à toi! fier Titan, j'ai partagé ton crime...
qui commençait une tirade sans doute assez longue. La suppression de ce passage, que rien n'a remplacé dans le telle déliuitif, explique pourquoi le vers il ne se rattacùe pas nettement à ceux qui précédent. On retrouve pourtant la suite des idées: liyron, en même Ituips qu'un désespéré, est. comme Satan, un révolté ; à cette révolte de l'incrédule contre la destinée que Dieu lui a faite, Lamartine oppose la résignation du croyant à la volonté de son Créateur.
4 I . Il U sait répond au qui sait ? du vers Z-j.
/|3. Homme, au singulier, avec une valeur indéterminée. Cf. XXX, U2 l comme si des jours Dieu vous eût fait maître.