‹ PoésieChapitre 46 sur 274 · Comme toi. Ellipliqiie : comme la tienne · texte numérisé non relu

Comme toi. Ellipliqiie : comme la tienne

09-70. Ces tloiiï vers souvent cité.s, ne r<'pr(^sent<'nl p.ns loiilc la pensée lie l.ariiarline, piiis(jiie dès lo vers suivant il en reprend lidée sous la l'oruiâ d'une simple liy[)otli<'be, et pour lui o[)[)oscr une livpolliésc coulraire, «ju'ii donne comme également vraisend>lal)le.

bi. L'exilé J'L'dcn : Adam. V. Genèse, \\l, 33.

L'IIOMMË ' »

Et, s'arrachant du cict dans un pénible cfTort,

Son œil avec elTroi retomba sur son sort. go

Malbeur à qui du fond de l'exil de la vie

llnlcndit ces concerts d'un monde qu'il envie !

Du nectar idéal sitôt qu'elle a govilé,

I,a nature répugne à la réalité ;

Dans le sein du possible en songe elle s'élance ; 0^

Le réel est étroit, le possible est immense ;

L'àme avec ses désirs s'y bâtit un séjour

Où l'on puise à jamais la science et l'amour ;

Où, dans des océans de beauté, de lumière,

L'bomme, altéré toujours, toujours se désallcrc, loo

Et, de songes si beaux enivrant son sommeil,

?s^e se reconnaît plus au moment du réveil.

Ilélas ! tel fut ton sort, telle est ma destinée.

J'ai vidé comme toi la coupe empoisonnée;

Mes yeux, comme les liens, sans voir se sont ouverts ; i"5

J'ai cbcrcbé vainement le mot de l'univers,

J ai demandé sa cause à toute la nature,

J'ai demandé sa fm à toute créature ;

Dans l'abîme sans fond mon regard a plongé ;

De l'atome au soleil j'ai tout interrogé, no

J'ai devancé les temps, j'ai remonté les âges :

Tantôt passant les mers pour écouter les sages,

Mais le monde à l'orgueil est un livre fermé !

Tantôt, pour deviner le monde inanimé.

Fuyant avec mon âme au sein de la nature, ii5

J'ai cru trouver un sens à celle langue obscure.

J'étudiai la loi par qui roulent les cieux ;

Dans leurs brillants déserts Newton guida mes yeux ;

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