Comme toi. Ellipliqiie : comme la tienne
09-70. Ces tloiiï vers souvent cité.s, ne r<'pr(^sent<'nl p.ns loiilc la pensée lie l.ariiarline, piiis(jiie dès lo vers suivant il en reprend lidée sous la l'oruiâ d'une simple liy[)otli<'be, et pour lui o[)[)oscr une livpolliésc coulraire, «ju'ii donne comme également vraisend>lal)le.
bi. L'exilé J'L'dcn : Adam. V. Genèse, \\l, 33.
L'IIOMMË ' »
Et, s'arrachant du cict dans un pénible cfTort,
Son œil avec elTroi retomba sur son sort. go
Malbeur à qui du fond de l'exil de la vie
llnlcndit ces concerts d'un monde qu'il envie !
Du nectar idéal sitôt qu'elle a govilé,
I,a nature répugne à la réalité ;
Dans le sein du possible en songe elle s'élance ; 0^
Le réel est étroit, le possible est immense ;
L'àme avec ses désirs s'y bâtit un séjour
Où l'on puise à jamais la science et l'amour ;
Où, dans des océans de beauté, de lumière,
L'bomme, altéré toujours, toujours se désallcrc, loo
Et, de songes si beaux enivrant son sommeil,
?s^e se reconnaît plus au moment du réveil.
Ilélas ! tel fut ton sort, telle est ma destinée.
J'ai vidé comme toi la coupe empoisonnée;
Mes yeux, comme les liens, sans voir se sont ouverts ; i"5
J'ai cbcrcbé vainement le mot de l'univers,
J ai demandé sa cause à toute la nature,
J'ai demandé sa fm à toute créature ;
Dans l'abîme sans fond mon regard a plongé ;
De l'atome au soleil j'ai tout interrogé, no
J'ai devancé les temps, j'ai remonté les âges :
Tantôt passant les mers pour écouter les sages,
Mais le monde à l'orgueil est un livre fermé !
Tantôt, pour deviner le monde inanimé.
Fuyant avec mon âme au sein de la nature, ii5
J'ai cru trouver un sens à celle langue obscure.
J'étudiai la loi par qui roulent les cieux ;
Dans leurs brillants déserts Newton guida mes yeux ;