‹ PoésieChapitre 58 sur 274 · V ' LE VALLON · texte numérisé non relu

V ' LE VALLON

Le vallon dont il s'agit ici est situé dans les nnontagnos du Daiipliiné, aux environs du (jranJ-Lcmps, où résidait la l'amille de \'\rieu. Lamartine y séjourna six semaines en i8ic) (juin-juillet). C'est de cette épotjue que datent ces strophes, écrites pour Aymon de \irieu. Les sentiments qui y sont exprimés étaient alors communs aui deux amis. (If. Confidences, 1. XI, ch. xxi, et Correspondance, année 1819. passlin. V. aussi Des Coignets, La Vie inlérleure de Lamartine, p. i(ir)-iun.

Mon cœur, lassé de tout, nu' me de respérancc, iN'ira plus de ses vœux im|K)rluner le sort ; Prèlcz-nioi seulement, vallon de mon en lance, Un asile d'un jour pour allendre la mort.

Voici l'étroit senllcr de l'obscure vaJIéc : Du flanc de ces coteaux pondent des hois épais. Qui, courbant sur mon Iront leur ombre cnlremèléc, Me couvrent tout entier de silence et de paix.

Et, snivanl v;iinomont l.i luour qui le fuit, Do la nuit éclia[)[)ù, retombe dans la nuit; 1^'autrc, altéré d'amour, enivré d'espérance, Vers UQ but fugitif incessamment s'élance ; 'i'oujours près do l'atteindre et toujours abusé, Sur lui-même à la fin il retombe épuisé. Ainsi l'iioninie, tloltanl do misère en misère, Du berceau vers la tombe .icliève sa carrière. Kl, du temps et du sort jouet infortuné, Descendant au tombeau, dit ; l'ourcjuoi snis-jo né !• — Pourquoi !• pour mériter, pour expier pcul-clre. 121, puistpie tu naquis, il él.'iit bon de naître !

(Poésies inédHes.)

(i. Von enfance. I.ani-'ulinc alla |)our la picniièrc fois au Grand- l.emps en o. I.ibie i^oti (Mhnoires incdils. p. 1 i'î, I. II.cli. x\\\). il y retourna souveiil les années srivante»., «u particulier à l époque des vacauces.

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