‹ PoésieChapitre 69 sur 274 · Déserts. V. I, 3/i (note · texte numérisé non relu

Déserts. V. I, 3/i (note

73. L'astre: le soleil. Cf. XXIV. 16; XXV, 87. — Carrière, pour course. Acception. clf'^sirjue

M'inonde de chaleur, de vie et de lumière,

Dans ses puissants rayons, qui raniment mes sens, 7^

Seigneur, c'est la vertu, ton souffle que je sens;

Et quand la nuit, guidant son cortège d'étoiles.

Sur le monde endormi jette ses sombres voiles,

Seul, au sein du désert et de l'obscurité,

Méditant de la nuit la douce majesté, f^

Enveloppé de calme et d'ombre et de silence,

Mon âme de plus près adore la présence;

D'un jour intérieur je me sens éclairer.

Et j'entends une voix qui me dit d'espérer.

Oui, j'espère. Seigneur, en ta magnificence : 85

Partout à pleines mains prodiguant l'exislence.

Tu n'auras pas borné le nombre de mes jours

A ces jours d'ici-bas, si troublés et si courts.

Je te vois en tous lieux conserver et produire :

Celui qui peut créer dédaigne de détruire. 90

Témoin de ta puissance et sûr de ta bonté,

J'attends le jour sans Un de l'immortalité.

La mort m'entoure en vain de ses ombres funèbres,

Ma raison voit le jour à travers ces ténèbres ;

C'est le dernier degré qui m'approche de toi, gr)

C'est le voile qui tombe entre ta face et moi.

Ilàle pour moi. Seigneur, ce moment que j'implore ;

Ou, si dans tes secrets tu le reliens encore.

Entends du haut du ciel le cri de mes besoins 1

L'atome et l'univers sont l'objet de tes soins: 100

Des dons de ta bonté soutiens mon indigence,

Nourris mon corps de pain, mon âme d'espérance;

Réchauffe d'un regard de tes yeux tout-puissants

Mon esprit éclipsé par l'ombre de mes sens.

Et, comme le soleil aspire la rosée, . k»"»

Dans ton sein à jamais absorbe ma pensée I

7r)-76. Sens (siil)stantif), st-rw (verbe). Rime faible. Cf. WIII, 118-120 ; XXXII. 19-20 ; XLII, 1-2.

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