Subsister, exister, V. II, i35-i3C (note
Salut, derniers beaux jours! le deuil de la nature Convient à la douleur et plait à mes regards.
Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire; J'aime à revoir encor, pour la dernic-re fois, Ce soleil pâlissant, dont la finblc lumière Perce à peine à mes pieds l'obscuntc des bois.
\ Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire, A ses regards voilés je trouve plus d'altrails ; C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire Des lèvres que la inort va fermer pour jamais.
Ainsi, prêt à quitter l'horizon de la vie, Pleurant de mes longs jours l'espoir évanoui. Je me retourne encore, et d'un regard d'envie Je contemple ses biens dont je n'ai pas joui.
Terre, soleil, vallons, belle et douce nature, Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau ; L'air est si parfumé ! la lumière est si pure ! Aux regards d'un mourant le soleil est si beau !
je~~roudrais maintenant vider jusqu'à la lie Ce calice môle de nectar et de fiel : Au fond de cette coupe où je buvais la vie, Peut-être restait-il une goutte de miel !
Peut-être l'avenir me gardait-il encore Un retour de bonheur dont l'espoir est perdu ! Peut-être, dans la foule, une âme que j ignore Aurait compris mon âme, et m'aurait répondu !...
li. De mes longs jours. Entenrlcz : les hicns dont j'espérais jouir, si j'avais vécu de longs jours.