‹ PoésieChapitre 79 sur 274 · Le Pirée. Le plus important des trois ports d'Athènes · texte numérisé non relu

Le Pirée. Le plus important des trois ports d'Athènes

7. Ce vaisseau. La galère, dite paralienne. sur laquelle Athènes envoyait chaque année dans lîle de Délos une théorie, c'est-à-dire une députation solennelle, pour prendre part aux fêtes d Apollon. Une loi défendait d'exéLiiVer aucune sentence de mort entre le départ et le retour du navire. Cf. Phédon. 58, B.

9. Une autre loi interdisait de mettre un condamné à mort avant le coucher du soleil.

i4. Deux fois. Elliptique. Entendez : n'eût à p'eurer à la fois la vie et la lumière.

Allendant le réveil du fils de Sophronique,

Quelques amis en deuil erraient sous le portique ;

Et sa femme, portant son fils sur ses genoux,

Tendre enfant dont la main joue avec les verroux, ao

Accusant la lenteur des geôliers insensibles,

Frappait du front l'airain des portes inflexibles.

La foule, inattentive au cri de ses douleurs,

Demandait en passant le sujet de ses pleurs,

Et, reprenant bientôt sa course suspendue, »5

Et dans les longs parvis par groupes répandue.

Recueillait ces vains bruits dans le peuple semés,

Parlait d'autels détruits et des dieux blaspbémés,

Et d'un culte nouveau corrompant la jeunesse.

Et de ce Dieu sans nom, étranger dans la Grèce 1 3o

C'était quelque insensé, quelque monstre odieux,

17. Sophronique. Le vrai nom du père de Socrate était Soplironisque.

18. Portique. Galerie couverte à colonnade. — Cf. Pltédon, 69, D: « Depuis la condamnation de Socrate nous ne manquions pas un seul jour d'aller le voir. Comme la place publique... était tout prés de la prison, nous nous y rassemblions le matin, et là nous attendions, en nous entretenant ensemble, que la prison fût ouverte, et elle ne l'était jamais de bonne lieure. Aussitôt qu'elle s'ouvrait, nous nous rendions auprès de Socrate, et nous passions ordinairement tout le jour avec lui. Mais ce jour-là nous nous réunîmes de plus grand matin que de coutume... » (traduction Cousin).

19. Sa femme. La femme de Socrate, proverbiale dans l'antiquité pour son humeur acariâtre, s'appelait Xantbippe. C est d'elle que parle Platon dans le passage du Phédon ((Jo, A) corresjjondant à celui-ci. Lamartine lui a substitué une certaine Myrto, dont une tradition des plus suspectes fait la iBlle ou la pctite-lillc d'Aristide et la seconde femme du philosophe.

20. Joue. Lamartine emploie souvent le présent, dans les pro[)ositions subordonnées, particulièrement dans les relatives, alors qu on attendrait logiquement un autre temps. C'est, si l'on peut ainsi parler, une sorte de présent indéfini, qui allège la phrase et le vers, sans nuire £;énéralement au sens. Cf. H, 23i ; XIV. 78 ; XXIX, 296 ; XXXIII, 29 ; XXX.VII. 64 ; etc., et un emploi analogue du parlait pour le plus-que-parfait, XL, iho.

28. Inatlenlive : sans s'y intéresser autrement qu'en pas.=ant.

26. Parvis s'applique proprement au vestibule d'un temple ; ici galeries, portiques.

3o. Ce Dieu sans nom. Lamartine précise d'une manière tout arbitraire l'accusation des ennemis de Socrate : ils l'accusaient d'introduire des divinités nouvelles dans la cité et de corrompre la jeunesse, mais non de monothéisme.

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