‹ PoésieChapitre 89 sur 274 · XÏV L'ESPRIT DE DIEU · texte numérisé non relu

XÏV L'ESPRIT DE DIEU

Dédiée d'abord au marquis du la Maisonfort (a) (v. Correspondance, t. II, p. 216), puis à Louis de Vignet (6), cette ode sur l'inspiration poétique fut composée, ou tout au moins achevée, en 1822. Le thème développé est que l'inspiration vient de Dieu et que le poète ne peut ni s'y soustraire ni la recevoir à son gré. Cette idée est illustrée par la « belle image de Jacob luttant avec l'ange » (v. ln- "jo), qui, d'après Lamartine, symbolise « l'inspiration de Dieu luttant contre la volonté aveugle et rebelle de l'homme ». — Comparez, dans les premières Méditations, l'ode intitulée l'Enthousiasme et, ciaprès, le début des Préludes (XV).

L'Esprit de Dieu était la première pièce des Xaucelles Méditations dans l'édition de 1828.

A L. DE v***.

Le feu divin qui nous consume Ressemble à ces feux indiscrets Qu'un pasteur imprudent allume Au bord des profondes forôls :

Tant qu'aucun soufQe ne l'cveillc.

L'humble fover couve et sommeille ;

(a) Diplomate et poète lui-même. Lamartine l'avait connu h Florence et fut [>lu5 tard secrétaire d'ambassade sous ses ordres.

(fc) L'un des meilleurs amis de Lamartine, ucvcu de Joseph et de Xavier de Maistre. V. Inlroduclion, p. xi.

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