L'INFINI
ouJouRrs tu me fus chère, à déserte colline, Où la haie épineuse à l’âpre floraison Cache au regard l’espace et l’extrème horizon. Dans l’herbe assis, j’'évoque en rêve, j'imagine, Derrière cette haie, où verdit le gazon, Des espaces sans borne, un surhumain silence, De l'absolu repos la morne somnolence.
Le silence infini de cette immensité Verse en moi les stupeurs de sa sérénité ; Et, percevant le bruit du vent dans les feuillages, J'oppose à cette voix ce silence éternel.
O vide immesurable où roule en paix le ciel!