‹ Poésie, en vers françaisChapitre 23 sur 45 · LE SOIR DU TOUR DE FÊTE · texte numérisé non relu

LE SOIR DU TOUR DE FÊTE

A nuitest douce et claire et sans brise, et, tranquille, Sur les toits, les jardins, luit la lune immobile.

Les montagnes au loin, de ses rayons lactés, Et le fleuve et les bois reflètent les clartés. . Les sentiers sont déserts; quelques lampes nocturnes Étoilent les balcons de leurs feux taciturnes. Tu dors, ma bien-aimée! un facile sommeil T’accueillit dans la chambre heureuse où tu reposes. Aucun souci ne vient de tes paupières closes Troubler la quiétude et hâter le réveil.

Tu dors, tu ne sais pas, âme charmante et pure, Tu ne peux pas savoir quelle ardente blessure

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