‹ PoésieChapitre 50 sur 128 · DÉSIR DANS LE SPLEEN · texte numérisé non relu

DÉSIR DANS LE SPLEEN

Tout vit, toutaime ! et moi, triste et seul, je me dresse Ainsi qu'un arbre mort sur le ciel du printemps. Je ne peux plus aimer, moi qui n'ai que trente ans, Et je viens de quitter sans regrets ma maîtresse.

Je suis comme un malade aux pensers assoupis, Et qui, plein de l'ennui de sa chambre banale, N'a pour distraction stupide et machinale Que de compter des yeux les fleurs de son tapis.

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