viginti, en chiffres sur la pierre : XX
is, îs datif pluriel probablement ; dans le vers précédent, ïs nominatif singulier.
loceis, conjecture de Mommsen adoptée par Wilmanns, Havet, Lindsay, Schneider (L. Mûller, locis) ; diveis (les dieux mânes) Bùcheler, / sur
(i) Tandis que pudor signifie l'honneur au point de vue du sentiment ; c'est, en quelque sorte, l'honneur intérieur, et honos, l'honneur extérieur.
l'inscription pouvant être le jambage d'un d dont le reste se serait effacé. On a proposé d'autres corrections : Diteist ou Deitist Ritschl, suivi par Wordsworth ; letost Lachmann, In Lucret. comment, à IV, 602.
6. — Ne quairatis ... On discute le sens de ce vers, et il est vrai que la phrase, au premier abord, est obscure, pour ne pas dire étrange. Il nous semble pourtant qu'on peut l'expliquer d'une manière satisfaisante : honore est pour honorem (1, 5 comment.) ; quei est l'adverbe interrogatif qui « comment » ; minus, ainsi que cela a lieu souvent dans la langue familière, par exemple chez les comiques, équivaut à non ; enfin ei (se. defuncto) serait ellipse dans le second membre de phrase. Quant à la construction, elle n'est autre que celle de novi te qualis sis, oTox at forn? s! (voy. Lindsay, Lat. inscr., p. 77), ce qui donne mot à mot : « Ne cherchez pas un honneur comment il ne lui aurait pas été confié », c'est-à-dire : « Ne cherchez pas d'honneur qui ne lui ait été confié ». On peut objecter que ceci est en contradiction avec le vers 3, où il est dit que, non le mérite, mais la vie ellemême a abandonné e défunt dans la carrière des honneurs ; mais n'est-il pas possible de comprendre qui dans le sens plein, et que la phrase signifie : « Ne cherchez pas comment il y a quelque honneur qu'il n'ait pas reçu ; s'il en est ainsi, c'est que la vie lui a manqué pour recevoir cet honneur, vita defecit honorem » ; autrement : « Ne cherchez
pas comment il se trouve qu'il n'a pas reçu tel ou tel honneur (on vient de vous le dire : il est mort jeune) ». En dehors de l'une de ces deux explications, nous ne voyons d'acceptable que l'hypothèse de Lachmann : il y aurait eu erreur du lapicide qui aurait reproduit le mandatas du v. précédent, au lieu de graver mactas (plus vraisemblablement, comme l'observe Bùcheler, mactatus) ; ([uei serait alors l'ablatif du pronom, et mactatus sit aurait pour sujet is ou Me (le défunt). L. Mûller adopte mactas.
Virtutes generis mieis moribus accumulavi, Progeniem genui, facta patris petiei.
Majorum optenui laudem ut sibei me esse creatum Laetentur : stirpem nobilitavit honor.
C. I. L. I, 38, p. 21, et VI, 1293; P. L. M.E. XLII n. L. ; Meyer 725 ; Wilm. 544 ; Dess. 6 ; Bûch. 958 ; Wordsworth, p. 162 et 404 ; Lindsay, 46; Eng. Schneider, Dialect. Italie, vu, 93.
Au-dessus, les indications suivantes :
Cn (aens) Cornélius Cn (aei) f (Mus) Scipio Hi~ spanus pr(aetor) aid(ilis) cur (ulis) q(uaestor) tr(ibir nus) mil (itaris) II (bis) Àr vir (decemvir) sl(itibus) judik (andis) (1) Àr vir sacr (is) fac (iundis (2).
Le frère, ou peut être le père du précédent, voy. 4, comment, au commencement. Préteur pérégrin en 139 av. J. C. ; D'après Valère Maxime I, 3, 3 (qui le nomme Hispalus), il chassa de Rome les Chaldéens et les Juifs. Il est question de lui, aussi, chez Appien, livre lxxx, qui nous le montre, en 149, envoyé en mission à Carthage. De ce qu'il ne parvint pas au consulat et ne dépassa pas la préture, on conclut qu'il est mort peu après 139, de sorte que cette inscription doit être des environs de l'an 138 av. J. C.
1. — mieis mi-eis = meis confusion de eetde i, et flexion en — eis. Cf. G. Bùch 1532 : Cara mieis vixi.