EPITAPHES D'HOMMES
Hoc est factum monumentum Maarco Caicilio. Hospes, gratum est quom apud meas restitistei
[seedes.
Bene rem géras et valeas ; dormias sine qura.
. I. I. I, 1006 p. 218; VI, 13696; P. L. M. E. LXIX, d ; Wilmanns 548; Bûch. 11 ; L, Havet, De Sat. p. 237. Wordsworth, p. 233, 487 ; L. Mùller, Der Sat. Vers p. 2ô5.
- Epitaphe de Marcus Caecilius.
Trouvée à Rome, sur la Voie Appienne. Vers aturniens. Ce M. Caecilius devait appartenir
la même famille que Q. Caecilius, oncle maernel d'Atticus; Corn. Nep., AU. 22,4: Sepnlas est [Atticus) juxta viam Appiam ad quintum ipidein, in monumento L. Caecilii, avunculi ni.
La forme des lettres, le redoublement des oyelles pour figurer une longue (Maarco, seedes), épel qura indiquent le temps d'Accius (170 à 104 u 94 avant J.-C). Mommsen constate que les Jettes conviennent assez bien au vne siècle de orne (154-54 av. J.-C.) ; mais il croit à une affecition d'archaïsme jusque dans l'omission du conomen, qui est en elle-même une marque d'antiuité. En tout cas, cette inscription doit être à peu rès contemporaine de 5 et de 8. Elle est belle et nichante, parce qu'elle unit à la fermeté sobre de expression la délicatesse du sentiment. Ce mort est pas indifférent au souvenir des vivants ; mais
se trouve satisfait qu'un d'eux vienne s'asseoir a instant auprès de ses cendres; il s'oublie alors our songer au passant, qui ne lui aura peut-être :cordé qu'une pensée distraite, et dans sa gratiide il lui adresse le vœu que les morts demandent înéralement pour eux-mêmes ; dormias sine ura.
Mommsen (Eph. Epigr. t. 1, p. 287) a fait une bservation au sujet de Maarco : dans le sénatus-
consulte De Thisbaeis (170 av. J.-C.) on lit Màapxo;, et comme en grec l'usage n'est pas de représenter un voyelle longue du latin en la redoublant, il se pourrait qu'il y ait eu une très ancienne forme, Maharcus, d'où Maarcus.
Protogenes Clouli suavei heicei situst mimus Plouruma que fecit populo soueis gaudia nuges.
C. I. L. I, 1297 ; IX. 4463 ; P. L. M. E. tab. XLIX g ; Wilmanns 562 ; Wordsworth, p. 240 et 492 ; Bùch. 361.
Epitaphe du mime Protogène.
Trouvée dans les Abruzzes, sur le territoire d'Aquila, près de l'ancienne Amiternum (auj. Amatrica), ville des Sabins, patrie de Salluste.
Hexamètresdactyliques.Dans le premiers vers,si-
tust s'explique facilement par la loi desmots ïambiques voy. 5, 3 comment, à sibei, et cf. C. I. L. I,
1453: Quod fugis quodjactas tibei quod datnr spernere nolei. La quantité de la finale de siuwei (pour
saavi, sucwis nominatif singulier) est plus surprenante : mais la diphtongue ci ne laisse pas de doute sur l'allongement. Cette inscription paraît être des environs de 160 av. J.-C.
1. — Clouli Cloul sur la pierre ; génitif de Clonlius, Cluilius ou Cloelius ; Protogène était esclave, et c'est le nom de son maître ,
heicei l'adverbe hic est un ancien locatif du pronom hic ; forme primitive : hoice, heice : le suffixe-ce correspond à-co, fréquent en osque, voy. Wordsworth Fragm. and spec. p. 97.