viscera Iota cf. 49, 2 Comment
5. — Me etc., voy. ce qui est dit plus baut ; cf. Catulle 65, 1 me confectum dolore; 68, 6 desertum.
6. — saxa movens lacrimis cf. Ovide Met. XIII, 48 : Saxa moues gemitu, où, de même qu'ici, movere saxa c'est « émouvoir les pierres », non, « mettre en mouvement les rochers », comme souvent : par exemple, Stace Silv. II, 2, 62.
7-8. — Lucifer... roscidus iret equo cf. Ovide Fast. II, 314 :
Hesperos et fusco roscidus ibat equo Ars am. III, 180 :
Roscida luciferos cum deajungit equos
10. — Non fuit illa quies ce n'était pas là le sommeil, c'est-à-dire je ne dormais pas, et ce ne fut pas un rêve, mais une vision ; Wernsdorf : non merum somnium, scd plus quam somnium, clara uisio.
Cf. Silius Italicus, III, 198 : nequc enim sopor ille. — Virgile (Ae/j. III, 173), dans un passage dont la signification est la même, dit Nec sopor illud erat, supprimant, pour faire le vers, l'attraction du pronom démonstratif qui a lieu ordinairement; voy. cependant Sénèque De Benef. Il, 8 : non est illud liberalitas.
11. — at status ipse] et slatus ipsi Fabretti. — Status dans le sens de taille, hauteur, ne se ren-
contre que tard : chez Columelle parlant des animaux (I, 9 et ailleurs), chez Palladius (III, 25) au sujet des plantes.
12. — Major erat... comme les apparitions et surtout les personnages divinisés (voy. v. 10 deum, 18 numina); Cf. Virgile Aen. 11,773 (l'ombre de Creuse) : nota major imago ; — Ovide, Fast. II, 503 (Romulus) : pulcher et humano major.
13. — Ardentis oculorum orbes se trouve chez Virgile Aen. XII, 670.
15. — Adfinis le dédicateur était probablement l'oncle maternel de Xepos, cf. v. 25; « adfinis positum videtur pro auunciilo » (Wernsd).
memorande] venerande Schrader, bien mal à propos, l'expression comportant à l'égard d'un mortel un respect excessif de la part d'un personnage divinisé. — Cf. Ovide Trist. I, 5, 1 : post nllos numqiiam memorande sodales.
17. — La césure est une troisième trochaïque (il y en a une également dans le vers 41, de l'élégie IV, 7 de Properce, dont nous avons rapproché celle-ci, voy. plus haut).
18. — numina mea; non les divinités, mais la divinité qu'est devenu Népos, cf. 16 desine jlere deum, et 17 ÀTe pietas etc. — Sur cette défense de pleurer les morts divinisés et de troubler leur bonheur, voy. plus loin 38, 19-20, Comment., cf. aussi Ovide, Fast. II, 505-506, l'apparition de Romulus interdisant aux Quirites de le pleurer, et ajoutant :
Nec violent laerîmis numina nostra suis.
Numina nostra, dans ce vers, confirme dans le nôtre l'interprétation numina mea.
19. — penetrabo... ad unda s (um bras Fabretti) cf. Ovide Met. III, 272 : Stygias penetrabit ad undas.
20. — vadis encore un mot familier à Catulle 63, 47; — 64, 6 et 58.
21. — Caeruleam ..carinam lorsque Wernsdorf trouvait suspect carinam, parce que caerulea conviendrait mieux à l'eau qu'à la barque, il oubliait Virgile, Aen. VI, 410 caeruleam puppim qui désigne justement la barque de Cliaron ! Voilà qui tranche la question et qui rend inutile le sulcabo de Gruter et le paludem (au lieu de carinam), de D'Orville.— Caeruleus signifie d' « un bleu sombre », et en dehors de la citation, concluante ici, de Aen. VI, 410, nous avons des preuves que cette épithète pouvait très bien s'appliquer à des choses de deuil et à des objets tristes, voy. Virgile, Aen. III, 63 :
Stant Manibus arae Caeruleis maestae vittis at raque cupresso. 23. 24. — Nec Minos mini jura dabit cf. Sénèque Lud. de morte Claudii, 12 : (Minos) Qui dat populo
Jura silenti.
atris qualifie aquis aussi bien que locis. nec cohibebor aquis cf. Horace Odes II, 20, 8: Nec Stygia cohibebor unda.