C. I. L. VIII. 4447 ; Renier Inscr. Alg. 4099 ;Bûch
Epitaphe de Fontéius. — Trouvée en Numidie.
Au-dessus : d(is) M(anibiis s(acrum) ; — audessous : Q. Fontejus Satiirninus se vivo fecit et dedicavit.
Le deuxième vers est un quaternaire ïambique catalectique ; le premier et le troisième sont faits par « à peu près ».
1. — hec est, non pour hic (comme on pourrait le croire, cf. 2, '5), mais pour haec : non seulement, à la simple lecture des vers, on sent une intention de varier le détail dans la monotomie d'ensemble du tercet, mais voici des références qui suppriment le doute, C. I. L. I, 1059 :
Haec estdomus aeterna, hic est fundus; Heis sunt horti, hoc est monumentum meum. et ici même, 57, 15 : Haec dormis aeterna est.
2. — Pausum pour pausa (cf, 43, 1, comment.), est sans autre exemple. — Cf. Lucrèce III, 943 : vitae finem facis atque laboris.
Ule ego Pannoniis quondam notissimus oris, Inter mille viros primus fortisque Batavos Hadriano potui qui judice vasta profundi Aequora Danuvii cunctis transnare sub armis Emissumque arcu dum pendet in aère telum 5
Ac redit, ex alia fixi fregique sagitta, Quem neque romanus potuit nec barbarus um-
[quam Non jaculo miles, non arcu vincere Parthus, Hic situs hoc memori saxo mea facta sacravi Viderit anne aliquis post me mea gesta sequatur : 10 Exemplo mihi sum, primus qui talia gessi.
C. I. L. III, 3676 ; Burm. II, 118 ; Mey. 209 ; Riese, Anth. lat. 660 ; Wilm. 600 ; Bùch. 427 ; De Rossi, Iriser, chrét. de Rome II, 260, 2 ; Bâhrens Poet. lat. min. t. IV, p. 113, cf. p. 14 et 16.
Epitaphe du soldat Soranus.
Bien que cette epitaphe, comme on le voit d'après la bibliographie, prenne place dans le Corpus et dans d'autres recueils d'inscriptions, elle ne nous est parvenue que par la voie paléographique, dans un florilège qu'a publié De Rossi. Les manuscrits qui nous l'ont conservée sont des mss. de Valenciennes (ixe siècle), du British Muséum, Add. 11983 (xie ou xiie s.), de Montpellier (xne s.), de Paris, Bibl. nat. 6630 (xme s.) et de Lodi (xme s.). Nefas tamen mihi erat spectatissimum in prato epigruphico florem praeterire, dit Bùcheler dans son commentaire, observant en outre que, vraisemblablement, ces vers ont été copiés sur l'inscription ellemême du tombeau ; et Riese, Anth.lat. t, II, p. 118, rapporte en effet que George Fabricius, De vet. Romae situ, (p. 135) témoigne de l'existence de l'inscription à Budapest.
Bahrens l'attribue à l'empereur Hadrien : on lit dans le ms. de Paris et dans celui du British Muséum les mots item versus ejusdem de quodam milite en tête de notre epitaphe et à la suite de pièces mises sous le nom de ce prince (voy. Bâhr. Poet. lat. min., t. IV, p. 111 suiv. ; ce sont les pièces 392 et 393 dans l'Anthologie de Riese, t. I, p. 257 suiv.). Le nom, Soranus, est donné par les mss. de Montpellier (epitaphium Sorani militis) et de Paris (de quodam milite Sorano).