in me abbatif, non accusatif
5. — omnibus omnisbns sur la pierre, faute qui très probablement tient à ce que le graveur venait d'écrire omnis qui termine le vers 4.
Nous avons adopté, pour ce vers 5, la ponctuation de Wilmaîins ; Bûcheler met le point d'interrogation après misertus, et fait porter ubique sur le vers suivant.
6. — luxuria = luxuriam, comme le montre risus, voy. note du v. 2.
7 et 8. — Talem suppléez dominam ; on donnait le titre de domina aux femmes placées dans une haute situation ; cf. Horace, Odes. II, 12, 13 ; Martial, XII, 31, 7 (on disait aussi dominus pour un homme, voy. Sénèque, Ad LuciL, 104, 1). Sans doute, Praecilius, s'il avait vécu de notre temps, aurait dit, en s'adressant à un ami, non « votre femme », mais « votre dame ».
Bûcheler ponctue ainsi les deux vers :
Talem post obitum dominae Valeriae non inveni pu-
[dicae
Vitam ; cum potui, gratam habui cun conjuge sanc-
\tam.
Dans son commentaire.il témoigne d'hésitation;
il se demande s'il ne faut pas laisser vitam au v. 8, et suppléer amicum avec talem ; mais, alors, on demandera pourquoi, après la mort de Valérie, Praecilius n'a plus trouvé d'ami ? Ce sens est un peu surprenant !
sanctam = sancta, ablatif, éloge concordant avec pudicae du v. précédent; une faute déplus au passif du graveur. Bùcheler maintient sanctam.
9. — Natales,., centum, cent anniversaires... et l'épitaphe est faite de son vivant ! C'est, ou jamais, le cas de dire que centum est mis pour un grand nombre indéterminé ; mais, avec un peu de goût, on se fût exprimé autrement.
13. — exspecto Wilmanns ; exopecto sur la pierre ; expecto Bùcheler.
Moribus hic simplex situs est Titus Aelius Faustus, Annis in lucem duo de triginta moratus, Cui dederant pinguem populis praebere liquorem Antoninus, item Commodus, simul induperantes. 7?ara viro vita et species, rarissima fama ; 5
/nvida sed rapuit semper Fortuna probatos. Ut signum imvenias, quod erat dum vita maneret, Selige litterulas primas e versibus octo.
Bùch. 1814 ; Notizie d. Scavi, 1896, descr. Gatti.
Epitaphe d'Aclius Faustus.
Trouvée à cinq milles de Rome, sur la Voie Latine ; gravée sur un cippe de marbre de petites dimensions ; les lettres sont belles ; l'initiale de chaque vers, reportée à distance vers la gauche.
Hexamètres dactyliques.
Acrostiche, reproduisant le cognomen du mort, Macarius.
Titus Aelius Faustus Macarius nous apprend luimême qu'il était dispensator ab oleo mulsoque, intendant chargé de l'huile et du vin au palais impérial, sous les règnes de Marc-Aurèle et de Commode ; sa nomination est donc antérieure à 180, ap. J.-C, année de l'avènement de Commode; et, comme il n'a vécu que vingt-huit ans (vers 2) et qu'il n'a pu occuper cette charge avant d'être sorti de l'adolescence, cela suppose qu'il est mort entre 185 et 190, et nous autorise à donner à l'inscription cette date approximative.
1. — simplex ce mot, à titre d'éloge, est associé par Cicéron à sincerus (Ad AU.. X, 6, 3), par Quintilien à inaffectatus (VIII, 3, 87). Au point de vue du caractère, comme ici, il est employé par Horace avec une nuance différente, Sat., 1, 3, 63, où il fait allusion à la liberté des manières, au « sans-gêne ».
Aelius, chute de s final ; prononciation courante et poésie archaïque, cf. 17, 2 navibus.
2. — triginta avec la dernière brève ; elle était longue à l'époque classique.