‹ Poésie latineChapitre 37 sur 82 · viro vita allitération forte · texte numérisé non relu

viro vita allitération forte

6. — probatos au sens moral, non de « éprouvés », mais de « approuvés », qui a l'approbation, l'estime de ses concitoyens ; ainsi employé sans régime, et au simple (à la différence peut-être de probatissimus), ce mot appartient à la langue familière.

7. — signum, ici, l'équivalent de cognomen. imvenias se lit bien sur le marbre, non invenias.

Martyris hic sancti Liberalis membra quiescunt

Qui quondam in terris consul honore fuit ; Sed crevit titulis factus de consule martyr

Cui vivit semper morte creatus honor.

Plus fuit irato quam grato principe felix 5

Quem perimens rabidus misit ad astra furor. Gratia cui trabeas dederat, dédit ira coronam,

Dum Christo procerem mens inimica facit. Obtulit haec domino componens atria Florus

Ut sanctos venerans praemia justa ferat. 10

De Rossi. Inscr. chrét. de Rome, 101, 23, d'après le Palatinus ; Gruter 1171, 9; Bûch. 904.

Epitaphe de Saint- Libéralis ; se trouvait sur la Via Salaria où, selon l'opinion de Bùcheler, elle existait encore du temps du pape Damase, (seconde moitié du ive siècle). — Les Fastes consulaires (Klein, p. 77), mentionnent un M. Vibius Libéralis, consul du 23 mars 166 avec P. Martius Verus, par conséquent sous le règne de Marc-Aurèle. Dans le Palatinus, on trouve une autre epitaphe (1) d'un martyr dont le nom n'est pas donné, et qui serait peut-être le même ; elle commence ainsi :

Quamqnam patricio clams de germine consul I illustres trabeas nobilitate tuas, Plus tamen ad meritum crescit...

Le Florus, qui se nomme au v. 9, est-il l'auteur de ces distiques d'une assez belle allure littéraire ? ou bien les a-t-il fait faire par un autre? Quoi qu'il en soit, lui, Florus, devait être, d'après les mots componens atria, un atriensis, esclave chargé de la surveillance générale de la maison au point de vue de la tenue et de la propreté (2).

(i) De Rossi, Inst. chrét., II, io4, 38 ; Gruter, 1172, 6. (2) A l'origine, c'était le comptable des propriétés de la ville ; celui des biens de la campagne était l'aclor.

Presbyter hic positus Félix in pace quiescit, Cujus pura fides, probitas, vigilantia sollers Pontificum claro placuit sic nota Leoni Post labsum ut reparans venerandi culmina Pauli Huic operis tanti renovandam crederet aulam. 5

De Rossi, Inscr. chrét. de Rome, I, 366, 831 ; Bùch, 690.

Epitaphe de Félix, prêtre.

Au-dessous : depositus VII idas Maias Leone Aug (usto) III [I et Probiano v. c] conss.

De Rossi, qui a vu les débris de cette inscription dans le monastère de Saint-Paul, a montré qu'elle date, non du troisième consulat de Léon Auguste (466 ap. J.-C), mais du quatrième (471) ; Léon Auguste est l'empereur Léon Ier qui a régné de 457 à 474. Quant au Léon dont il est question au v. 3, c'est le pape Léon Ier qui occupa la chaire de Saint- Pierre de 440 à 461 ; sur son ordre, le prêtre Félix restaura, avec Adéodat, la basilique de Saint-Paulhors-les-murs.

Ce Félix fut le père du pape Félix III (483 à 492), et Grégoire-le-Grand (590-604) était un de ses descendants ; cette epitaphe attire donc l'attention sur une famille de clercs, une sorte de noblesse ecclésiastique.

Au v. 3, pontificum est sans doute un génitil partitif dépendant de claro, comme chez Ennius sancta ou magna dearum (Ann. 72 et 324, édit. L. Millier).

Antistes domini qui paupertatis araorera Praeponens auro rapuit caelestia. régna, Hilarius cui pal ma ofritus et vivere Christus, Contemnens fragilem termri corporis usum

Hic carnis spolium liquit ad astra volans. 5

Sprevit opes dum quaerit opes ; mortalia mufans Perpetuis, caelum donis terrestribusemit; Gemma sacerdotum plebisque orbisque magister, Rustica quin etiam pro Christo mania sumens, Servile obsequium non dedignatus adiré, 10

Officio vixit minimus et culmine summus. Nec mirum si post haec meruit tua limina, Christe, Angelicasque domos intravit et aurea régna, Divitias, paradise, tuas, flagrantia semper Gramina et halantes divinis floribus hortos, 15 Subjectasque videt nubes et sidéra caeli.

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