‹ Poésie latineChapitre 45 sur 82 · aeum = aevum, que donne Wilmanns dans son texte · texte numérisé non relu

aeum = aevum, que donne Wilmanns dans son texte

8. — fatali igné cette élision, dans le pentamètre dactylique, d'un hémistiche à l'autre, qui n'est pas très rare chez les Grecs, apparaît une dizaine de fois chez Catulle ; on la trouve une fois (1) chez Properce, I, 5, 32 :

Quaerere : non impane Ma rogata venit.

(i) En ne comptant pas III, 22, 10, où l'on peut admettre le détachement de l'enclitique que, et qui est d'ailleurs empli de noms grecs : Herculis Antaeique Hesperidumque choros.

Tu qui secura procedis mente, parumper

Siste gradum quaeso verbaque pauca lege. Illa ego quae elaris fueram praelata puellis,

Hoc Homonoea brevi condita sum tumulo, Cui formam Paphie, Charités tribuere decorem, 5

Quam Pallas cunctis artibus erudiit.

Nondum bis denos aetas mea viderat annos,

Injecere manus invida fata mihi.

Nec pro me queror hoc : morte est mihi tristioripsa

Maeror Atimeti conjugis ille mei. 10

« Sit tibi terra levis, mulier dignissima vita

Quaeque tuis olim perfruerere bonis ! »

Si pensare animas sinerent crudelia fata Et posset redimi morte aliéna salus,

Quantulacumque maee debentur tempora vitae 15 Pensassem pro te, cara Homonoea, libens.

At nunc quod possum, fugiam luc^mque deosque Ut te matura per Styga morte sequar.

« Parce tuam, conjux, fletu quassare juventam

Fataque maerendo sollicitare mea. 20

Nil prosunt lacrimae, nec possunt fata moveri.

Viximus ; hic omnis exitus unus habet.

Parce ; ita non unquam similem experiare dolorem

Et faveant votis numina cuncta tuis !

Quodque mihi eripuit mors inmatura juventae, 25

Id tibi victuro proroget ulterius. »

C. 1. L. VI, 12652, décrite par Henzen ; Burm, IV, 142 suiv. ; Meyerl274; Bùch. 995; Wernsdorf, Poet. lat. min. t. III, p. 217 et 138 suiv.

Epitaphe de Claudia Homonoea.

Trouvée aux environs du Vatican ; actuellement au musée du Capitole ; sur un grand cippe de marbre élégamment sculpté. Sur la face antérieure : Atimetus Pamphili Ti(berii) Caesaris Aug (usti) l(iberti) l(ibertus) Anterotiânus sîbi et Claudine Homonaeae conlibertae et contubernali. ^ «oXù

Zeipr'vcov Xi^upioTÉpr,, [i\ Tiapà Bâxyui xat 6ot'vatç cxÙ~t]ç Xf'J" aoxÉpr) Koirpica;, fj XaXtr, çaiopr; te ^eXeiSovîç IvG' 'Op.ôvota xeïfxat 'Atijji.tjtuu XenrojJiévï] Sâxpua, :wt r.i'kow àaratriTr) JBcxit;; DtT:o, tt,v ce TOjautTjV cai'|iajv àîtpcïcï.ç laxéoaaev otXirJv. permissu patroni, in fronte longum p(edes) V, latum p(edes) IV.

Les douze premiers vers (A) sont gravés sur le côté gauche ; les [quatorze suivants (B), sur le côté droit. L'apex est mis une quarantaine de fois.

Distiques élégiaques.

Scribonius Largus, eh. 162, parle d'un affranchi de l'empereur Tibère, nommé Anteros, et mort dix à quinze ans auparavant ; l'ouvrage de Scribonius a été écrit vers l'an 47 ap. J.-C. ; la mort d' Anteros serait donc à peu près de l'an 35. S'il faut, l'identifiant avec le Pamphile dont il est question ici, voir dans Atimetus Anterotiânus son affranchi, nous pouvons attribuer notre epitaphe aux environs de l'an 50 ap. J.-C.

Page 1