‹ Poésie latineChapitre 54 sur 82 · C. I. L. XII, 825 ; Orelli 4833 ; Bùch · texte numérisé non relu

C. I. L. XII, 825 ; Orelli 4833 ; Bùch

Epitaphe de Julia Lucina, trouvée à Arles, sur un sarcophage; elle doit, d'après l'aspect des lettres, appartenir au troisième siècle de l'ère chrétienne.

Hexamètres dactyliques, incorrects : v. 1 dôlor ; 3 aetatîs hic. Quant au v. 2, il se scande en acceptant l'abréviation Jul. pour Juliae : Jul Lu | cînae \ que vie | xit Ko \ rissima \ mat ri. A la suite, on lit :

Quae vixit ann. XXVII, m. X die XIII Jul. Parthenope posuit infelix mater.

Au v. 2, que = quae.

Cette épigramme est une des plus touchantes que nous ayons rencontrées, par le sentiment qui l'anime, par la grâce simple du style, par la qualité poétique des vers qui fait pardonner aisément les fautes de versilication. Il n'est pas jusqu'à l'interruption brusque du dernier vers, demeurant inachevé, qui n'ajoute à son prix et qui ne lui mérite l'attention : c'est une note de découragement, une défaillance, tant la douleur est vive et le deuil inconsolé... patriae cecidere manus.

Causa meae mortis partus faiumque mdlignum. Set tu desine flere, mihi karissmîe conjux, Et fili nostri serva commuais amorem :

Nam meus ad caeli transi vit spirifus astra.

C. I. L. VIII, suppl. m, 20288 ; Bûch. 1834 ; Bulletin delà Soc. Archéol. de Constantine XXVI, 1892, p. 403; Audollent et Letaille, Mél. darch. et dhist. X, p. 477, n° 40.

Epitaphe de Rusticeia Matrona.

Trouvée à Ain Kebira (Sataf, dans la Provincia Mauretania Sitifensis). Date incertaine. Hexamètres dactyliques.

Au-dessus : d (is) M (anibus) s (ctcrum) Rusticeia Matrona v (ixif) a (nnos) XXV; — au-dessous, on déchiffre :... meritae b m /'.

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