Ad superos, voy. plus haut 19, 2, Comment
5 à 7. — Pythagore, Homère, Euclide ; philosophie, poésie, mathématiques. Il est possible qu'en ce qui concerne la littérature il ne faille pas res-
treindre ces indications à la poésie : libros, an V. 6, peut avoir un caractère général, et Homeri ne se rattacher qu'à car mina. Burmann rapporte une opinion ancienne, d'après laquelle libros désignerait l'Iliade et l'Odyssée, etpfa carmina, les hymnes homériques en l'honneur des dieux. Heinsius observa avec raison que pins, comme sacer, est une épithète fréquemment appliquée aux poètes et à leurs œuvres ; si Homeri appartient à libros, ce mot et pia carmina désignent certainement l'Iliade et l'Odyssée.
abaco, table de calcul, cf. Perse, 1, 131 ; c'était une tablette divisée en rainures parallèles dans lesquelles glissaient des boutons mobiles et qui servait, dans les opérations arithmétiques, à calculer par dizaines tCagnat, Lex. der Antiq. rom.).
12. — Tetra... sidéra si l'on avait affaire à un manuscrit au lieu d'une inscription, l'on pourrait discuter la correction de skiera en litora ou //"mina ; mais sidéra doit être le véritable texte : teter ou taeter signifie repoussant, sombre, noir (1), et l'auteur de l'épitaphe a bien pu entendre « les astres noirs du Tartare ».
13 14. Cf. Bùch., 1498 :
Evasi, eflugi. Spes et Fortuna, valete ; Nil mihi voviscum est, ludificate alios.
Ibid., 409: 9 :
(i) Pour cette dernière acception du sens, voy. Anthol. Lai. A. Riese,
ioi, i :
Verrit tetra boum gralos formica labores,
Et caveis fruges turba niyeLa local.
Actumst, excessi. Spes et Fortuna, valete ; Nil jam plus in me vobis per saecla licebit.
Cf. Anth. Pal., IX, 49 et 134 : 'EXttIc xaî ri TJyrt...; et 172 :
'EX-îoo; o'jOî T6yr(î exi jjlo t , ;jl£ae'. , oûo' àXc^î^w Xo'.tcqv tt)ç àTrxxr,; t|Xj9ov eî; Xtjieva.
Voy. aussi l'épitaphe de Sénèque, Anth. Lat. Riese, (567 :
Cura, labor, meritnm, stimpti pro munere honores, Ite, alias posthac sollicitate animas !
15. — Haec domus aeterna est, cf. 23, 1, et la référence du commentaire à C. I. L. I, 1059.
Queri necesse est de puellula dulci.
Ne tu fuisses, si futura tam grata Brevi reverti unde nobis édita, Nativom esset et parentibus luctu.
Semissem anni vixit et dies octo ; Rosa simul florivit et statim periit.
Brambach, Inscr. Rhen., 1053; Bùcb. 210.
Epitaphe d'une petite fille (la fille de Telesphoris), morte à six mois huit jours.
Mayence. Date incertaine, probablement tardive.
En tête : d(is) M(anibus). Telesphoris et maritus ejus parentes filiae dulcissimae.
Sénaires ïambiques, dont quatre scazons, 1 et 2, 4 et 5 ; les sénaires réguliers sont 3 et 6 ; disposition symétrique qui permet, si l'on veut, de considérer l'épigramme comme formée de deux tercets : a, a, b ; a, a, b.
La proposition conditionnelle si fiitura... (v. 2 à 4) est construite incorrectement, mais le sens est facile à deviner : si tibi, futurae tum gratae, brevi reverti hue unde lïobis édita eras, et parentibus luctui esse, nativom esset ; c'est-à-dire : si toi, qui serais devenue si charmante, tu avais pour destinée (fixée au jour de sa naissance) (1) de retourner vite d'où tu nous étais venue et d'être une cause de deuil pour tes parents...
Ce qui donne à cette epitaphe un intérêt tout particulier, c'est que l'on y retrouve, on peut dire textuellement, le vers fameux de Malherbe :
Et rose elle a vécu ce que vivent les roses.
Rosa simul florivit et statim periit.
D'où un enseignement général qui, lui non plus, n'est pas sans intérêt : si l'on découvrait deux vers, l'un chez un poète grec et l'autre chez un la-
(i) Cf., plus haut, 43, 7 et 8, et 17, 4 Commentaire.
tin, se ressemblant d'aussi près, nul doute que l'on ne fît du second poète le copiste du premier : excellente occasion de se récrier sur le peu d'originalité des Romains, qui n'ont su qu'imiter les Grecs ! Or, Malherbe, certainement, ignorait l'épitaphe de la fille de Telesphoris ; il y a eu rencontre dans l'invention, non souvenir d'un modèle, et il pourrait bien en être de même pour plus d'une prétendue imitation grecque, relevée soigneusement dans la poésie latine.
La finale de periit porte l'apex.
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jjic jacet exanimum dilectae corpus alumnae Quam Parcae insontem merserunt funere acerbo (Nondum etenim vitae decimum compleverat an-
[num) Et mihi crudeles tristem fecere senectam. Namque ego te semper, mea alumna Asiatica, quae-
[ram Adsidueque tuos voltus fingam mihi merens, Et solamen erit quod te jam jamque videbo Cum vita functus jungar tis umbra figuris.