‹ Poésie latineChapitre 69 sur 82 · insontem cf. 54, 3, et les vers d'A. Chénier · texte numérisé non relu

insontem cf. 54, 3, et les vers d'A. Chénier

L'innocente victime an terrestre séjour

N'a vu que le printemps qui lui donna le jour

merserunt funere acerbo cf. le vers de Virgile (fui se trouve deux fois dans l'Enéide (VI, 429, et XI, 28) :

Abstulit titra dies et funcre mersit acerbo.

Bùch. 695(Burm. IV, 127), y. 2: mors illum mersit acerbo Funere ; — Biich. 1355 (Burm. IV, 119) : Quos uno Lachesis mersit acerba die.

6. — fin | gam mihi | le cinquième pied est formé avec mihi, comme les vers de Tibulle I, 6> 1, et II, 5, [111 : offers mihi voltus ; — versus mihi nuiliis.

merens = maerens.

7. — Et solamen erit. Cl. Virgile Aen. X, 859: Hoc solamen erat.

8. — vita functus on trouve en littérature functi seul, pour dire les morts, chez Stace Theb. II, 35; quand le substantif est exprimé, c'est, plutôt que vita, un mot signifiant la mort : morte Velléjus Paterculus 11,48,6; fato Ovide, Metam. XI, 558- 559. L'expression functus vita est belle : ce n'est pas une simple périphrase, puisqu'elle évoque l'idée que la vie est une peine et un devoir ; de même, Antoni Deschamps :

Je vis les corps des rois acquittés de la vie.

tis figuris, pluriel poétique ; pour le mot figurae appliqué aux ombres des morts, cf. Lucrèce IV, 34; Virgile Aen. X, 641. — Tis = tuis. Bùcheler, avec raison, recommande de n'y pas voir une forme archaïque de tui, génitif de ///, forme que

l'on signale en effet dans Plaute Mil. glor. IV, 2, 42 (43 Ribb.j : Quia tis egeat, quia te eurent (1). Quant à tis pour tuis, cf. chez Ennius, Auu. éd. L. Mùller, 151, sis pour suis :

Postquam lamina sis oculis bonus Aneus reli-

[quid.

Lucrèce III, 1025 :

Lumina sis oeulis etiam bonus Aneus reliquit

Voy. L. Mùller. Q. Enni earm. rel. p. 180, comment, au v. 102 des Annales, sur la confusion à éviter entre sis, tis etc. dans des vers comme ceux que nous venons de voir, et les formes sum, sam, sos = euin, eam eos ; — et Kùhner, Ausf. Gr. (1er lut., Spr., t. I, p. 383.

(i) On trouve mis, génitif singulier, chez Ennius Ann., éd. L. Mùller i^5 : Ingens cura mis ; et si, dès longtemps, on ne connaissait plus d'exemple de sis, Priscien fort raisonnablement suppose que le mot adû, exister (cf. Biich. Dêcl. lai. trad. Havet , § i85, p. t s5 j. Mis, lis, etc.. venaient des thèmes mi, ti qui ont donné les datifs mihi, lîbi, etc.

Parbi sepulcrum corporis

Parentum non liotis datu,

Quod fata properis cursibus

Rapuere lncis usibus.

Si nomen queres (jui leges, 5

Mensem priôrem cogita.

Si qui fecerunt queritas,

Parentes dixi. Sufficit.

C. I. L. X, 4183, add. p. 97(5, décr. par Boisserain ; Biich. 222.

Epitaphe du petit Januarius.

Trouvée auprès de Caserta ; les lettres sont grossièrement tracées et de la basse époque. Quaternaires ïambiques.

Le nom de l'enfant, Januarius, nom fréquent du côté de Naples, (cf. 61, 8) est donné par les v. 5 et 6, voy. comment, du v. 6.

1,2. — Parbi, botis = parvi, votis ; pour cette confusion de b et de v, voy. plus haut 53, 1, commentaire sous le mot acervam ; ajoutez aux exemples donnés dans ce passage parba, Bùch.756, 2.

datu = datum. A traduire exactement, on comprend que ce tombeau n'a pas été accordé aux vœux des parents, qu'ils ne désiraient pas la mort de leur enfant. Peut-être l'auteur de l'épitaphe a voulu dire autre chose que ce qu'il dit, et datum, dans sa pensée, se rapportait, non au sépulcre, mais à l'enfant « qui a été enlevé aux vœux de ses parents ».

5. — Queres = quaeres ; de même, au v. 7, queritas = quaeritas ; cf. merens = maerens 59, 6.

6. — priorem pour prinmm ; encore une incorrection, mais sous laquelle le sens transparaît suffisamment : il s'agit d'une manière évidente, du premier mois de l'année.

Non sufecerat uno dolore miseros bibere parentes Quod jam unam natam omiserant ante :

Ecce nunc et aliam saepelitam uno dolorem Quod jam prope nupptum myserae defunctae sunt

[ambae ; Set qui dolor abs te nobis, Harmonia Rufina, re-

[lictum est, 5 Ut annis XIII m. VI d. XXVI nobiscum advixeris

[una, Et nos optamus ad vos properare parentes, Ego Harmonius Januarius cura bestra matrem Que gemuit, vibet et dolet, Clodia Trophime. Nec dubitamur enim vita carere morique. 10

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