C. I. L. X, 2496; Bùch
Epitaphe de Harmonia Rufina, morte à treize ans et demi.
Sur un marbre, trouvé dans la mer auprès de Pouzoles (Puteoli) ; actuellement au musée de Leyde, tab. XVII, 3. — En tête : d (is) M (a ni bus) s (acrum).
Ces vers (des hexamètres populaires établis par « à peu près ») sont empreints d'une si profonde et touchante tristesse qu'on en oublie volontiers les incorrections presque barbares, et qu'on ne peut s'empêcher de regretter qu'Harmonius Januarius et Clodia Trophime n'aient pas connu, pour adoucir leur épreuve, les promesses de la Foi. Ilsavaient déjà perdu une fille, quand Harmonia Rufina leur fut enlevée ; il ne leur restait pas d'autre enfant.
1. — bibere = vivere (voyez, au v. 9, vibet = vivef); cf. 53, 1 comment, sous le mot acervam. Le sens de ce vers est celui-ci : il n'aurait pas suffi que de malheureux parents vivent en une seule douleur, avec une seule douleur (la mort de leur première fille comme l'explique le v. 2). — JJno chlore est un de ces ablatifs qui marquent dans quelle condition une chose a lieu.
3. — dolorem = dolore comme mat rem, au v. <S, est pour matre (Bûchelerj. Mais que veut dire ici uno dolore? probablement « une » douleur encore, une seconde.