C. I. L. IX, 5785; Bùch
Epitaphe d'un chien de garde ; trouvée à Rieine, dans la Marche d'Ancône (ancien Picénum) ; sur une petite colonne.
1- — Raedarum la raeda ou rheda d'origine gauloise (Quintilien I, 5, 68), était une voiture spacieuse h quatre roues (Isidore, 0rîg.XX,12), munie de plusieurs sièges, ressemblant à un char à bancs couvert ou à un fourgon. Bien qu'il y eût des raedae de luxe, analogues aux carrucae (voy. Mart. III, 47,5 et Cagnat, Lex. des Ant. rom. sous le mot rheda), il semble que la raeda servait surtout au transport des voyageurs en nombre, aux bagages, aux messageries (Juvénal, 3, 12). Il est probable que ce chien appartenait à un voiturier, entrepreneur de transports, comme le Sabinus et le Caerulus dont il est question dans la pièce 10 (ou 8) des Catalecta, dans YAppendix Vergiliana.
numquam latravit inepte « il n'aboya .jamais mal à propos », paraît bien être une allusion à la faconde des rhéteurs.
2. — umbra probablement en apposition au sujet sous entendu (canis) de vindicat ; la conjonction et doit avoir une valeur adversative, et le sens est celui-ci : à présent il se tait, mais, ombre, il défend ses cendres, c'est-à-dire mais son ombre est prête à défendre ses cendres. Le « coup de patte » au bavardage humain, dans le vers précédent, dans celui-ci l'évocation de l'ombre vigilante du chien, donnent à cette épigramme une allure hère qui ne manque pas de beauté.
Quam dulcisfuit ista, quam benigna,
Quae,cum viveret, in sinu jacebat
Somni conscia semper et cubilis !
() l'actum maie, Myia, quod peristi !
Latrares modo si quis adcubaret 5
Rivalis dominae, licentiosa.
O factum maie, Myia, quod peristi !
Altumjam tenet insciam sepulcrum,
Nec sevire potes nec insilire,
Nec blandis mihi morsibus renides. 10
Hûbner, Herm. I, p. 68 ; Wilm.584; Bûch. 1512.
Epitaphe delà petite chienne Myia.
Trouvée en France, sur an marbre, auprès d'Audi (Augusta Ausciorum ou Ausci ou Elimberris, capitale de la Novempopulanie) (1).
Vers de onze syllabes pbaléciens.
D'après la forme des lettres, Renier attribue cette epitaphe au 11e siècle après J. C.