sevire = saevire
10. — renides ; renidere briller, d'où sourire, être radieux; ici, témoigner sa joie.
Portavi lacrimis madidus te, nostra catella,
Quod feci lustris laetior anté tribus .
Ergo mihi, Patrice, jam non dabis oscula mille,
Nec poteris collo grata eubare meo.
Tristis marmorea posui te sede merentem 5
Et junxi semper manibus ipse meis, Moribz/s argutis hominein simulare paratam ;
Perdidimus quales, hei mihi, delicias !
Tu, dulcis Patrice, nostras attingere mensas
Consueras, gremiojposcereblanda cibos ; 10
Lambere tu calicem lingua rapiente solebas
Quem tibi saepe[meae sustinuere manus, Accipere et lassum cauda gaudente fréquenter
<Et mi omnes gestu dicere blanditias>.
C. I. L. X, 659 d'après les Schedae Metellumae de Vallambert ; Bùch. 1176.
Epitaphe delà petite chienne Patrice.
Des environs de Salerne. Malgré semper an v. 6 et gremio an v.10 (voy. comment.), cette pièce parait bien authentique ; elle est d'ailleurs jolie dans son réalisme délicat et sa tendresse sincère.
1. — Portavi tumulo; cLConsol. ad Liviam 125 : tamulo portaris et igni; et Némésien, Cyneg. 148 portât cubili.
2. — Quodfeci... ce que j'aurais tait plus volontiers quinze ans plus tôt. Le maître de Patrice veut dire qu'il eût préféré qu'elle fût morte en naissant parce qu'il n'aurait pas eu le temps et les raisons de s'attacher ainsi à elle; du même coup, il nous l'ait connaître à quel âge elle est morte.
4. Collo... cubare cf. Martial, 1, 109. 13 (sur le portrait de la petite chienne Issai : collo nixa cubât (= collo domini Le maire, Flach).
(>. — semper dans le sens, rare et probablement populaire, de in omne tempus, in perpetuam.
7. — Cf. Martial, /. c, v. 7 -.Sentis tristitiamque gaudiumque ; et, ici, 63, 9.
<S. — delicias cf. Martial, /. c, v. 5 : Issa est deliciae catella Publi.