Scipione = Scipionem
Filios filiom Wolfflin, qui l'unit à Liicium Scipione et met un point après Barbati ; filio (m) Havet, L. Mùller.
4. — apud vos la restitution des six dernières lettres ne fait pas de doute, cf. 1, 3.
5. — Hec = hic. Lindsay attribue la conservation de la forme ancienne (tandis qu'au vers précédent c'est la forme affaiblie hic) à ce que le pronom avait ici un caractère emphatique et se prononçait avec force et en se détachant.
Aleria cf. Hérodote I, 165 : 'AXaXir, ; fondée par des Phocéens vers le milieu du VIe siècle av. J. C. ; devint colonie romaine au temps de Sulla.
Ritschl (op. 4, p. 215) croit devoir compléter ce vers en ajoutant à la fin pugnandod ; et autrefois Bùcheler : clasid= classi.
6. Dedet Tempestatebus allusion à cette dédicace, chez Ovide. Fast. vi, 193 :
Tu quoque, Tempestas, meiïtam delubra fatemur. Cum paene est Corsis obruta classis aquis.
Les tempêtes sont personnifiées par Lucrèce V, 742, par Virgile Aen. V, 772 (peut-être sous le nom de Hiems, Aen. III, 120) et par Horace, Epodes 10,24
aide = aidem.
mereto...] mereto lubenter, Grotefend ; meretod votam Ritschl, Op. 4, p. 217 ; Bùcheler.
Quei apice insigne Dialzs //aminis gesistei, Mors perfecz/ tua ut essent omnia brevia, Honos, fama virtusque gloria atque ingenium. Quibus sei in longa lieu/set tibe utier vita, Facile facteis superases gloriam majorum. 5
Qua re lubens te in gremiu, Scipio, recipzt Terra, Publi, prognatum Publio, Corneli.
C. I. L. 1,33, p. 19 et VI, 1288; P. L. M. E. XXXIX f ; Meyer 3 ; Egger, Lat. serm. vet. Tel. p. 156, Dessau 4 ; Bùch. 8; Wilm. 539; Havet, De Sat. p. 230 ; Wordsworth, p. 160 et 401 suiv. ; Lindsay 27 ; L. Mùller, Der Sat. Vers p. 154; Eng. Schneider Dialect. Italie. VII, 90.
On ne sait pas au juste quel est ce Publius Scipion, fils de Publius ; il est possible qu'il faille reconnaître en lui, avec \^isconti et Mommsen, le père adoptif de Scipion Emilicn, le fils aine du premier Africain, celui dont il est question chez Cicéron De sen. 35 ; De off. I, 121 ; Brut. 11, et chez Velléjus Paterculus I, 10, 3. De son côté Tite-Live, XL, 42, 13, nous apprend que ce Scipion fut introduit dans le collège des augures en 180 av. J. C. ; mais aucun historien ne nous dit qu'il ait été fiamine de Jupiter (1). Si l'on admet qu'il s'agit de lui, (2) comme sa vie a dû s'écouler à peu près entre 204 et 164, l'inscription serait de peu de temps postérieure à cette dernière année. La langue dans laquelle elle est écrite et qui offre relativement peu d'archaïsmes, se prêterait bien à cette attribution aux dernières années du vie siècle de Rome (entre 164 et 154 av. J. C).
Les vers — des saturniens connu e ceux des deux épitaphes précédentes et de la suivante — sont séparés l'un de l'autre par de légers intervalles ; mais, pour le premier seul, il y a concordance
(i) Ce silence, évidemment, ne saurait prouver que ce P. Scipion n'ait pas été flamen Dialis ; toutefois c'élait un honneur de nature à attirer l'attention des historiens, puisqu'il s'acccmpagr.ait de si lourdes exigences que, vers la fin de la République, la char: e demeura vacante pendant soixante-quinze ans, faute de candidat ; voy. Aulu-Gelle N. A. X, i5, d'après Fabius Pictor.
(2) Mommsen pense qu'il a pu succéder, comme flamen Dialis, peu de temps avant sa mort, à Cn. Cornélius, qui l'était devenu en 17^ (Tite- Live, XLI, 38, 7).
entre le vers et la ligne. En outre, ce premier vers est écrit en lettres plus petites que les six autres ; et, si l'on observe que les épitaphes 1, 2 et 4 se composent chacune de six vers et que celle-ci en a sept, il ne paraîtra pas téméraire de supposer avec Bùeheler que le premier vers, ici, a été ajouté après coup : quelque membre de la famille se sera aperçu un peu tard que cette dignité rare de flamen Dialis valait la peine d'être mentionnée ; mais pour réparer l'omission, le lapicide ne disposait que de peu de place ; il lui fallait faire tenir le vers tout entier sur une seule ligne dans la bande plus ou moins étroite qui demeurait vacante audessus de l'inscription primitive, et c'est ainsi qu'il fut forcé de le graver en plus petits caractères.