‹ PoésieChapitre 109 sur 217 · LE HUITIÈME SPHINX · texte numérisé non relu

LE HUITIÈME SPHINX

Aménophis, Éphrée et Cherbron sont funèbres; Rhamsès est devenu tout noir dans les ténèbres;

Les satrapes s’en vont dans l'ombre, ils s'en vont tous; L'ombre n’a pas besoin de clefs ni de verrous, L'ombre est forte. La mort est la grande geôlière; Elle manie un dieu d’une main familière,

Et l’enferme; les rois sont ses noirs prisonniers;

Elle tient les premiers, elle tient les derniers;

Dans une gaine étroite elle a roidi leurs membres; Elle les a couchés dans de lugubres chambres

Entre des murs bâtis de cailloux et de chaux;

Et, pour qu'ils restent seuls dans ces blêmes cachots, Méditant sur leur sceptre ct sur leur aventure,

Elle a pris de la terre et bouché l'ouverture.

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