FEMME
Quelques pages de manuscrit des verbes irréguliers ont vu le jour enfin.
Ma mère se plaît assez à St-Léon. La conversation, la lecture et le jeu de cartes se partagent son temps.
Une jeune dame de grandes beauté et amabilité, mais qui n'est pas assez respectueuse pour son vieux père, fait porter ici contre elle des jugements dont la sévérité la surprendrait. Il n'y a pas de pardon pour ces £ELutes, quelles que soient les qualités personnelles :
Un père est toujours père ;
Bien n'en peut effacer le sacré caractère.
P. CoBNEiLLE (Polyeucte).
Bien qu'on ne vive pas en famille à l'Hôtel, il y a cependant plus de sympathies réciproques qu'en bien des endroits, surtout entre les Canadiens qui sont ici ce qu'ils sont partout, gais et ouverts. Dans ces sortes de promenades il faut être deux ou trois. Les connaissances de l'un deviennent les connaissances de l'autre et le temps se fait moins long.
Un esprit observateur a vaste champ dans les maisons de ce genre. L'humanité s'y présente avec ses qualités et avec ses travers. Chaque étranger est un livre ouvert. Ces livres sont loin d'avoir le même format ! Il s'en faut aussi de beaucoup qu'ils soient écrits dans la même langue : ici c'est du beau français ; là, c'est du chinois ; ailleurs, du micmac ou du sauteux.
On ne doit point aller aux eaux sans apporter avec soi deux ou trois bons livres. N'ayo —
Sources de St-Léon, samedi, 30 juillet 1887
Allons, un dernier verre d'eau minérale. Le bagage est fait, retournons aux Cèdres.
Bien que les eaux de SULéon niaient pas eu sur les rognons V effet voulUyéUes m*ont cependomt fait beaucov/p de bien au point de vue du rhw' matisme. Ainsi pendant toute Vannée scolair' re 1887-88,^6 me suis trouvé presque complètement débarrassé de cet hôte incommode. Je me suis félicité d'être allé aux Sources de St- Léon etfy retournerai.
nombre des étrangers y serait toujours assez considérable.
Clôture du mois de Ste Anne. Sur l'invitation de M. le Curé, je parle, après vêpres, du culte que Ton doit avoir pour les grand'parents. Le culte dont Sainte Anne est l'objet, dans TEglise, marque le respect que nous devons avoir pour nos grand'parents. Cette belle leçon, c'est Jésus-Christ lui-même qui nous la donne, puisqu'il permet si souvent des miracles par l'entremise de celle que nous nommons avec raison la mère de Maiie et la grand'mère de Jésus.
" La bénédiction du Seigneur est sur les familles où l'on se souvient des aieux."