‹ Poésies, 1855-1870Chapitre 29 sur 38 · NOVEMBRE · texte numérisé non relu

NOVEMBRE

,A 'Duplais 'Destoucbes

('hirondelle est partie, et la bise est venue. On pressent le retour des froids et longs hivers ; Et, veuve pour longtemps de ses feuillages verts. Elle frissonne au vent, la haute forêt nue.

On voit clair jusqu'au bout de la grande avenue. Le chevreuil inquiet passe vite au travers. Regrettant la fougère et ses larges couverts Où s'abritait si bien sa chevrette ingénue.

Novembre, c'est l'époque où le cerf en amour

Trop souvent se réveille avant le point du jour,

Au bruit lointain d'un cor troublant sa nuit heureuse,

Ignorant de quel droit la meute aux longs abois. Qui fait hurler en choeur tous les échos des bois, Interrompt le sommeil de sa belle amoureuse.

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