‹ PoésiesChapitre 13 sur 87 · A MON AMI EMILE · texte numérisé non relu

A MON AMI EMILE

Depuis l'écernité que sans but se démène La vieille Terre autour de cet astre vermeil ; Depuis que sur son dos notre poussière humaine Tour à tour se repaît de bruit et de sommeil;

Quoi ! la Terre, ô mon cœur ! ne s'est jamais lassée! Jamais rien n'a changé son cours mystérieux! Par le même chemin, dans la même pensée, Elle a toujours au ciel revu les mêmes cieux !

Quoi donc! Après avoir dans son orbite immense Tant de fois repassé par les douze degrés, Et suivi tant de fois, vieux derviche en démence, Son axe accomplissant ses tours désespérés;

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