‹ PoésiesChapitre 26 sur 87 · L'ENSEVELIE · texte numérisé non relu

L'ENSEVELIE

Les laves du regret, les cendres du mépris,

L'ont couvert d'une couche éternelle et profonde.

Où mes rêves lui font un rempart de débris.

Je suis le flacon d'or séculaire et sans prix,

Qui, loin de l'antiquaire, au pied d'un mont sommeille,

Tout entier plein toujours d'une liqueur vermeille.

Vienne un ébranlement aux plus rudes assauts

Qui me brise dans l'ombre, enfin ! Alors pareille

A cette urne, je veux qu'entre les noirs monceaux

Mon âme s'évapore en odorants ruisseaux !

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