‹ PoésiesChapitre 4 sur 87 · MORITURI · texte numérisé non relu

MORITURI

Le cœur du poëte esc l'arène Où, comme des gladiateurs, Contre le temps qui les entraîne Combattent les rêves menteurs.

Devant César, au cirque antique, Chaque guerrier, chaque martyr, D'un court blasphème, ou d'un cantique, Le saluait, près de mourir.

Pour que la foule pleure ou rie, Quand le poëte prend son luth, C'est qu'un rêve, en passant, lui crie : « Je vais mourir, César, salut! »

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