‹ PoésiesChapitre 6 sur 87 · APRES LE BAIN · texte numérisé non relu

APRES LE BAIN

Et sous le réseau des parfums flottants, Dans l'oubli des Dieux, du monde et du temps, Morte au vain souci du désir frivole, En libres essaims de songes épars, Son âme à travers les taillis s'envole. Autour des buissons, sur les nénuphars, Ne bourdonne plus l'abeille assouvie, Et partout s'éloigne ou s'endort la vie. Les chants se sont tus des oiseaux siffleurs ; Et vers ce beau corps teint de flammes roses, De tous les côtés se penchent les fleurs, Semblables aux yeux agrandis des choses.

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