‹ Poésies, 1864-1887Chapitre 28 sur 141 · AA · texte numérisé non relu

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. u village, en juillet. Un soleil accablant. Ses lunettes au nez, le vieux charron tout blanc Répare, près du seuil, un timon de charrue. Le curé tout à l'heure a traversé la rue. Nu-tête. Les trois quarts ont sonné, puis plus rien. Sauf monsieur le marquis, un gros richard terrien. Qui passe, en berlingot et la pipe à la bouche, Et qui, pour délivrer sa jument d'une mouche. Lance des claquements de fouet très campagnards Et fliit fuir, efflirés, coqs, poules et canards.

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A JuLF.s Christophe

'homme, en manches de veste, et sous son cliapenu noir, A cause du soleil, ayant mis son mouchoir, Tire gaillardement la petite voiture, Pour faire prendre l'air à sa progéniture, Deux b<!'bt^s, l'un qui dort, l'autre suçant son doigt. La femme suit et pousse, ainsi qu'elle le doit. Très lasse, et sous son bras portant la redingotj; V.t l'on s'en va dîner dans une humble gargote Où sur le mur est peint — vous savez ? à Clamart ! — Un lapin mort, avec trois billes de billard.

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A E M M A N U li L D H S I: S S A K 1 S

IAKU.UIS1:, VOUS souvenez-vous Du menuet que nous dansâmes ?

Il était discret, noble et doux, Comme l'accord de nos deux âmes.

Aux bocages le chalumeau A ces notes pures et lentes ; C'était un air du grand Rameau, Un vieil air des Indes galantes.

Triomphante, vous i;urprcniez Tous les cceurs et tous les hommages.

Dans votre robe à grands paniers, Dans votre robe à grands ramages.

Vous leviez, de vos doigts gantés Et selon la cadence douce, Votre jupe des deux côtés Prise entre l'index et le pouce.

Plus d'une belle, à Triaiion, Enviait, parmi vos émules, Le manège exquis et mignon De vos deux petits pieds à mules;

Et, distraite par le bonheur De leur causer cette souffrance, A la reprise en la mineur, \'ous manquâtes la révérence.

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