‹ Poésies, 1864-1887Chapitre 5 sur 141 · LA MORT DU SINGE · texte numérisé non relu

LA MORT DU SINGE

Et des pleurs, traçant sur sa face Deux sillons parmi les poils roux, Font plus navrante sa grimace Faite de rire et de courroux.

Vieil histrion, loin de tes planches, Ainsi tu n'as pas regretté Les bonds effarés dans les branches, L'Inde immense, la liberté!

Ce que tu pleures, c'est la scène Et ce palais de fil de fer Dans lequel, parodiste obscène.

Grattant ton poil, montrant ta chair.

Railleur, tu faisais voir aux hommes Ce qu'ils ont de vil et de laid.

Pour manger les trognons de pommes Dont leur colère t'accablait !

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ANS la plaine blonde et sous les allèges, Pour mieux faire accueil au doux messidor, Nous irons chasser les choses ailOes, Moi, 1:1 strophe, et toi, les papillons d'or.

lit nous choisirons les routes tentantes. Sous les saules gris et prîrs des roseaux, Pour mieux écouter les choses chantantes. Moi, le rhythme, et toi, le cluvur des oiseaux.

Suivant tous les deux les rives charmées Que le fleuve bat de ses flots parleurs. Nous vous trouverons, choses parfumées, Moi, glaii.iiit des vers, toi, cueillant des fleurs

Ht l'amour, serv.ini noire laiil.iisie, Fera, ce jour-li, l'été plus charmant:

Je serai poite, et toi pcxisie, Tu seras plus belle, et moi plus aimant.

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rare fleur, ô fleur de luxe et de décor, Sur ta tige toujours dressée et triomphante, Le Velasquez eût mis à la main d'une infante Ton calice lamé d'argent, de pourpre et d'or.

Mais, détestant l'amour que ta splendeur enfante, Maîtresse esclave, ainsi que la veuve d'Hector, Sous la loupe d'un vieux, inutile trésor. Tu t'alanguis dans une atmosphère étouflfante.

Tu penses à tes sœurs des grands parcs, et tu peux Regretter le gazon des boulingrins pompeux, La fraîcheur du jet d'eau, l'ombrage du platane;

Car tu n'as pour amant qu'un bourgeois de Harlem, Et dans la serre chaude, ainsi qu'en un harem, S'exhalent sans parfum tes ennuis de sultane.

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