I-es cluntps sont verts d'épis nouveaux
Menons les pistolets aux fontes
Et les hamait d'or aux chevaux.
Qp« le plut vieux chçf du Caucase Bourre, en présence des aînés, Avec le vélin d'un ukase Ld longs fusils dânusquiné» !
Qu'on ait le cheval qui se cabre Sous les fourrures d'Astracan, Et qu'on ceigne son plus grand sabre, Son sabre de caïmacan !
luiissons les granges et les forges.
Que les fusils de nos aïeux Frappent l'écho des vieilles gorges De leur pétillement joyeux !
El vous, prouvez, ficres épouses, Qpe celles-là que nous aimons Aussi bien que nous sont jalouses De la neige vierge des raonts.
CHANT Dfc GUERRH CIRCASSIEN
Adieu, femmes qui serez veuves; Venez nous tendre l'étrier ; Et puis, si les cartouches neuves Nous manquent, au lieu de prier,
Au lieu de filer et de coudre, Pâles, le blanc linceul des morts, Au marchand turc, pour de la poudre, Vendez votre âme et votre corps.
'uR un fond d'or pâli, les saints rouges et bleus Qu'un plomb noir délimite en dessins anguleux, Croisant les bras, levant au ciel un a-il étrange : Marc, brun, près du lion ; Mathieu, roux, près de l'ange ; Va Jean, tout rose, avec l'oiseau des empereurs; l.uc, et son bœuf, qui f;iit songer aux laboureurs Dont le Messie aux Juifs parle en ses paraboles; Tous désignant d'un doigt rigide les symboles I^^crits sur un feuillet ;\ demi déroulé ; Kutre Dame la \'ierge, au froi\t immaculé, l'réwntant sur ses bras Jésus, le divin Maître, Qui lève SCS deux doigts pour bénir, comme un prêtre; Le bon Dieu, blanc vieillard qu'entourent les élus Inclinés mus le vol des chérubins joufllus ; lit le Qirist, abreuvé de fiel et de vinaigre, Cambrant sur le bois noir son torse jaune et maigre.