‹ Poésies, 1866-1874Chapitre 22 sur 65 · MATER SUPERBA · texte numérisé non relu

MATER SUPERBA

Quand, sur ton noble Iront de pudeur revêtu. J'admire la beauté, splendeur de la vertu, J"ainie d'un fol amour, mère orgueilleuse et sainte, Ton fils que tu retiens dans une molle étreinte, Ton beau captif qui veut s'écbapper de tes bras. Cbante, mère orgueilleuse et douce, et tu verras Sur ton bras courageux rouler sa blonde tète, El lu demeureras, immobile et muette, Recueillie, et tout bas adorant son sommeil ! Berce-le doucement, et, s'il pleure au réveil, Penclie vers lui ton front, mère orgueilleuse et tendre Que ton fils te caresse, et que je puisse entendre, Comme dans les rosiers les passereaux voleurs, Çazouiller ses baisers sur tes lèvres en fleurs ]

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