L'OLYMPE
J'aime l'Olympe grecque et son peuple liéroïque, Et ce fourmillement de grandes passions, Et cet art qui donnait à l'idéal antique Lu souille, des contours et des proportions.
Tout vivait dans le ciel qu'une lièvre mystique A rempli, pour nos fils, de pâles visions. Les tranquilles croyants du culte symbolique Gardaient au Beau réel leurs adorations.
■r.iimo. dnn< >a -])ltii(leur. cette fable païenne
Qui noii< iiioiili;iit l(^ Dieux sous une forme bumjiiiio
Vémis fouettant Teau de ses clieveux flottants,
Niobé sur un roc se dressant lamentable
Et les fureurs de Zeiis dont la droite clfruyablc
Secouait d;uis les airs la tribu des Titans !
PROMETIIEE
lloulaiit son lorso épais sur les rocs amortis, D"iiii long gémissement il troubla la nature : — Sinistre compagnon dont je suis la pâture. Vole et porte mon cœur saignant à tes petits.
Tu n'as pas tait encor le tour de ma blessure : J'ai de larges festins pour tes grands api)étits ! Ce n'est pas toi qui lais ma suprême torture. Vautour, tombeau vivant qui, vivant, m'englouli:
Lugubre oiseau de proie, ami des funérailles. Sans pitié ni remords laboure mes entrailles : Tes serres ni ton bec n'égaleront jamais
Le tourment qui me vient de l'azur implacable... Ironique splendeur, voûte d'or qui m'accable. Sérénité des cieux profonds, que je te bais!