‹ Poésies, 1866-1874Chapitre 34 sur 65 · FAÇON DE RONDEAU · texte numérisé non relu

FAÇON DE RONDEAU

Non! je ne crois pas Que ridéal meure, Et que vienne Theure De sonner son glas ; Que tout cœur soit las Des mâles pensées, Nos veines glacées Avant le trépas, Non!

Et qu'un souffle enlève Aux cieux d'ici-bas Cette fleur du rêve Qui fleurit nos pas...

Je ne le crois pas :

Non!

RoMtEAl

Lo temps viriulra. Pliiliin'c. où le> tleiirs effeuillées One le soleil jj.loux luùlait sou< notre front, rt.m- 1.1 ti'iii]) ■. aux ( liansons des larves réveillées, Germeront sous la pierre et s'épanouiront ; Où nos folles amours, nos visions ailées, Du réel implacable ayant subi Taffront, Dan> la nuit, par les pleurs des saules consolées. Autour dr nos yeux morts, eu cercle danseront ! Le temps viendra !

Le temps viendra du rêve et des clioses voilées Qu'au travers du liuceul les trépassés verront, Et des splendeurs sous d'autres formes révélées, Et de la liberté que nids ne troubleront,

Lo temps viendra!

THÉORIE FLWÈBRE

J'ai pensé quolquelbis que tous les trépasses Dont la tombe est déserte et sous Toubli se creuse. Venaient pleurer en moi d'être ainsi délaissés : Tant mon cœur s'emplissait d'une détresse affreuse

Tant le souci me prend de vos maux insensés, 0 spectres descendus dans l'ombre aventureuse, (Juand la procession de mes bonlieurs passés Serpente sur mon Iront, dolente et ténébreuse!

Esprits sans corps, parfums sans Heurs, souilles errant: Voix sans lèvres, aux mots subtils et pénétrants, U souvenirs î \^]\ chœur iVatornel vous convie :

Car un peuple de morts luibite mon cerw-au. Et je ne puis cbasser du }»roJ'uud de ma vie Une mélancolie immense du tombeau I

IgO LA VIE.

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