IX VIE
L€ temps est sans pitié qui fait naître après riienre Ceux dont l'heure eût servi les aspirations, Ridicules débris de générations Dont la gloire, pour eux, n"est que regret et leurre.
Rendez-moi les grands jours des grandes passions, Les combats dont toujours le souvenir demeure; Rendez-moi les périls, que j'en vive ou j'en meure! — A la frontière encor faul-il que nous ccriuuons?
Le temps est sans pilié pour nous de rendre vaines Les ardeurs du sang pur qui consume nos veines, Et d'enqdir nos esprits de ce doute jaloux :
Quatre-viuiits ans })lus tôt, peut-être parmi vous. Comme vous j'aurais fait ma mémoire fameuse, U peuplt* de héros, soldais de Sa'nbre-et-Meuse!