‹ Poésies, 1878-1893Chapitre 101 sur 141 · LE JOUG · texte numérisé non relu

LE JOUG

(Quatrains.)

Cette admirable chevelure qui se relevait sur son front royal, divinement couronné par l'immortelle tristesse,

Me rappelait le trésor des forêts profondes où l'automne verse l'or mêlé à de sombres pourpres.

Et ses yeux, enfoncés en de caves cercles d'ombre et de mystère, ses yeux à qui le rêve et la pensée faisaient les paupières si lourdes,

N'avaient-ils pas un calme infini de lentes eaux stygiennes? J'y découvrais l'image de la mort dans la vie.

Et ses lèvres jamais concédées (la vie donne de tels fruits!), où étaient à la fois tous les refus et toutes les promesses,

Closes d'un sceau rigoureux par l'invincible

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