‹ Poésies, 1878-1893Chapitre 116 sur 141 · HORTULUS AN I MAE · texte numérisé non relu

HORTULUS AN I MAE

(Sizains.)

Loin de toi, ô mon Ame, ces horribles choses!

Que te soient chers les humbles sentiers où l'herbe germe dans le long oubli. Alors viendra dans tes pensées une paix nouvelle, et ton ancienne dépouille tombera comme tombe de l'arbre la feuille sèche. Et loin de toi ces horribles choses!

Que te soient chers encore les vieux lauriers qui souffrent de l'oubli, tristes et sauvages. Us t'attendent peut-être. Ta tendre sœur leur a peut-être porté tes bons messages d'autrefois. Dans leur ombre amie tu retrouveras les sages conseils. Et loin de toi ces horribles choses !

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