‹ Poésies, 1878-1893Chapitre 12 sur 141 · QUALIS ARTIFEX PEREO · texte numérisé non relu

QUALIS ARTIFEX PEREO

(Sonnet.)

Jamais, autour de moi, je ne vois que des choses mesquines. Ah, jouir au moins de la vision de Rome en flammes et payer quelques millions de sesterces un vin de roses !

Elle était toute de sang et d'or, la magnifique vie que Néron se composa et qu'il orna de toutes les couronnes les plus touffues de la scène et du cirque.

Et, avant de mourir, ce qu'il pleura avec un regret infini, ce fut l'Art seul. Pour l'Art seul cette main habituée au disque

Trembla, lorsque, avec l'aide du scribe Épaphro dite, elle approcha doucement le fer de la gorge. « Etre un si grand artiste et mourir ! »

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