‹ Poésies, 1878-1893Chapitre 13 sur 141 · LE CENSEUR · texte numérisé non relu

LE CENSEUR

(Sonnet.)

Ohe jam satis est!

Tous mes rosiers sont dépouillés. Plus de guirlandes! Et ma coupe est vide. J'ai bu, j'ai bu et rebu. Enfin je n'ignore plus aucune ivresse. J'ai tout osé.

Le Vieillard dit : « Que feras-tu donc maintenant? Iras-tu à la recherche de quelqu'un qui te soufflette? Lui tendras-tu les joues rime après l'autre? Désormais c'est entre le cilice et la corde qu'il te faut choisir. »

Donnez au cou de vingt ans une bonne corde! Mon choix est fait. Mais, peut-être, ô Sage, sais-tu quelque luxure qui m'a échappé.

Sois donc en dernier lieu mon maître, Vieillard, toi qui connais si profondément les hontes de la vie.

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