‹ Poésies, 1878-1893Chapitre 122 sur 141 · LA BONNE VOIX · texte numérisé non relu

LA BONNE VOIX

(Madrigal.)

Tu es seul. Il ne te souvient plus d'autre chose. Et puisses-tu ne jamais te souvenir d'autre chose ! Que sur ton cœur coule le baume de l'oubli.

Que te soient doux ces humbles sentiers. Il y a encore quelques roses dans les roseraies. Demain fera ce que n'a pas fait hier.

Demain, ton âme qui a peur trouvera un nouveau courage et une force nouvelle. A la première rosée, au premier rayon, l'herbe que ton pied foule ne se relève-t-elle pas?

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