‹ Poésies, 1878-1893Chapitre 9 sur 141 · LA MORT DU DIEU · texte numérisé non relu

LA MORT DU DIEU

(Sonnet.)

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« Elles arrosent de la plus douce huile aromatique et de leurs larmes les membres couchés du dieu. A travers toutes les chevelures éparses la douleur monte harmonieusement. »

O Rêve antique de délicieiise mort, puisses-tu devenir enfin réalité, si la mort est capable de rendre divins mes membres sur le lit funèbre !

« Vers le ciel vermeil, où leur douleur se répand solitaire, elles tendent les bras et, dans leur ivresse lugubre, elles appellent à grands cris Astarté. »

Ainsi mourait l'Adolescent, dans un grand mystère de douleur et de beauté, tel que déjà l'imaginèrent mon Rêve et l'Art.

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