A LA NEIGE I
Ne reste pas sur la mansarde Où l'on a froid, où l'on a faim ; Laisse au soleil qui s'y hasarde Fondre ton manteau d'argent fin.
Et, lorsque au champ des morts tu tombes, Suaire immense aux larges plis, Ne gèle pas, au fond des tombes, Neige, nos doux ensevelis 1
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L'HIVER dans le tombeau semblait l'avoir scellée, là, du sommet du pic au creux de la vallée,
Froide, elle reposait dans ses suaires blancs ; Son fleuve était captif et sa forêt muette. Son ciel plein de corbeaux n'avait plus d'alouette, Et plus rien ne battait dans ses robustes lianes.