OISEAUX MIGRATEURS
— Par les chemins du Ciel ces longs trajets sont courts S'ils ne sont pas troublés par quelque oiseau de proie, Par la neige ou la grêle embarrassant la voie, Il faut un jour peut-être... et tout au plus deux jours.
« Aussi quand, au retour, nos vives hirondelles Aperçoivent en bas, du haut de leur grand vol, Nos longs trains à vapeur qui rampent sur le sol, Elles n'ont pour eux tous que des haussements d'ailes.
« C'est l'oiseau du printemps que notre cœur bénit, Qui vers notre maison tous les ans s'oriente; Il te voit au réveil, heureuse et souriante, Et chez toi ne craint pas de hasarder son nid. »